‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 48 sur 184 · DIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIXIÈME LEÇON

SOMMAIRE : Opérations d'un usage général dans les vivisections. — Des incisions (maniement du scalpel, des ciseaux, etc.). — Des sutures.— Manuel opératoire des injections. — Injections hypodermiques. — Injections souscutanées de gaz. — Quelques considérations générales sur les résultais obtenus par les injections sous-cutanées.

Messieurs,

Connaissant les instruments que nous aurons à mettre en usage dans ,1a plupart des vivisections, nous nous proposons de donner dans cette leçon quelques indications générales sur la manière de s'en servir. C'est ainsi que nous indiquerons rapidement les différentes manières de tenir le scalpel : ces détails, en apparence insignifiants, ne sont pas sans importance, car s'il s'agit de faire une légère incision à un organe délicat, parexemple à un vaisseau dans lequel on doit introduire une canule, et que l'on manie le scalpel comme s'il s'agissait de développer plus de force que d'adresse, on s'expose presque à coup sûr à dépasser le but que l'on se propose, et par suite à manquer l'opération, à sacrifier inutilement l'animal. Il est bon de connaître ces règles et de s'habituer à agir régulièrement. Xous indiquerons ensuite rapidement les différentes espèces d'incisions que l'on peut pratiquer, incisions qui sont toutes

justifiées d'une manière générale par le but que l'on se propose d'atteindre. Après avoir coupé, il faut souvent recoudre, réunir les parties; nous dirons donc quelques mots des sutures. Enfin nous préciserons les manœuvres opératoires applicables aux injections les plus générales, c'est-à-dire aux injections sous-cutanées.

Nous compléterons ces études par quelques règles générales relatives à des questions opératoires qui sont du ressort d'un grand nombre de vivisections ou d'expériences ; c'est ainsi que nous indiquerons les procédés les plus avantageux pour sacrifier un animal chez lequel on a à rechercher les modifications des organes internes ; nous nous arrêterons quelques instants sur ces autopsies pratiquées sur l'animal sacrifié, et dont les éléments anatomiques sont encore vivants. Toute une série d'appareils est nécessaire pour étudier les modifications dynamiques que présentent ces tissus; c'est surtout l'électricité qui sert de réactif dans ces circonstances, de sorte que nous indiquerons les appareils électriques qui nous sont les plus usuels.

Enfin, chez un animal réduit à l'état de cadavre apparent, soit par la section du bulbe, soit par l'absorption du curare, on peut encore entretenir la vie en rétablissant artificiellement les mouvements respiratoires, et par suite l'hématose, puisque la circulation persiste dans ces cas. L'élude de la respiration artificielle devra donc suivre et terminer ces détails sur les manœuvres opératoires d'un usage général.

À. Maniement du scalpel. — Sans insister ici sur le maniement de ces instruments classiques, nous ne pou-

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