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INJECTIONS SOUS-CUTANÉES

pirait au milieu de ce gaz; il devra donc périr, et c'esl ce qu'on observe toutes les fois que sur un lapin, par exemple, on injecte plus de 5 centimètres cubes de gaz hydrogène sulfuré.

Les injections sous-cutanées de liquides sont trèsintéressantes pour l'étude de l'élimination des substances toxiques et médicamenteuses. A cet effet, on place, par exemple, une canule dans l'uretère mis à nu, de façon à recueillir l'urine goutte à goutte ; 2 centigrammes de cyanure jaune sont injectés sous la peau. Il suffit de quelques minutes pour voir apparaître ce sel dans l'urine, c'est-à-dire pour que l'adjonction d'un sel ferrique y donne naissance à du bleu de Prusse. Mais ce sel n'apparaît pas dans la salive. Si au contraire on injecte sous la peau del'iodure de potassium, on le voit apparaître à la fois dans l'urine et dans la salive.

Mais les injections sous-cutanées sont surtout utiles pour étudier la manière et le temps au bout duquel les substances introduites sont absorbées. C'est pa^ cette méthode que l'on a déterminé la durée de l'absorption du virus de la rage, absorption si rapide, d'après des expériences récentes, que cinq minutes après la morsure la cautérisation de la plaie ne serait plus d'aucune utilité. Enfin c'est encore à l'emploi de cette méthode que sont dus les résultats si importants obtenus par Chauveau au sujet de l'infection et de l'éruption générale après inoculation (ci-dessus, page 209). Nous voyons donc que la physiologie a beaucoup obtenu de l'emploi des injections liquides sous-cutanées, et qu'elle peut encore beaucoup espérer de cette méthode.

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