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SON RÔLE GÉNÉRAL

dans le cœur, organe contrai de la circulation, ce n'est pas, en dernière analyse, la maladie du cœur ou de l'intestin qui a constitué la mort; mais c'est que le trouble de ces fonctions, en dérangeant le mécanisme

vital, a enlevé aux éléments des tissus de l'organisme les seuls moyens réguliers par lesquels ils pussent communiquer avec l'extérieur et en recevoir les excitants, par suite ces éléments se sont trouvés dans l'impossibilité de manifester leurs propriétés, et bientôt ils ont succombé : en réalité, c'est seulement la mort de ces parties élémentaires, de ces cellules, qui constitue la mort de l'organisme général.

Au point où en est arrivé aujourd'hui la science, il n'est pas inutile de bien fixer les idées à ce sujet et de montrer combien nous sommes loin des idées anciennes qui plaçaient par exemple l'âme, ou un principe spécial de la vie, dans le sang, et qui, dans un animal qui meurt par hémorrhagie, ne voulaient voir qu'un corps d'où le principe de la vie s'était échappé en même temps que le liquide sanguin.

Non : de même qu'il n'y a que les éléments anatoniiques qui vivent dans l'organisme de tout animal, de même il n'y a que les éléments analomiques qui meurent. Mais les vies partielles des diverses espèces de cellules qui constituent un organisme sont si intimement liées les unes aux autres et tellement solidaires entre elles, qu'il suffit qu'une de ces espèces succombe pour disloquer le mécanisme vital et pour qu'aussitôt disparaisse l'admirable harmonie qui constituait la vie de l'animal entier.

Ces considérations générales nous dispenseront d'entrer dans le détail des divers mécanismes circulatoires que nous présentent les différentes classes d'animaux. Elles nous permettent d'aborder directement la circulation chez les vertébrés et chez l'homme, dont nous devons plus particulièrement nous occuper, car nous ne saurions oublier le but spécial de ces leçons.

Si nous jetons un premier coup d'oeil sur l'appareil circulatoire de ces animaux supérieurs, nous le voyons composé de parties diverses, que l'on peut ranger en quatre divisions distinctes :

1° Le cœur. Organe central, il joue le rôle d'une pompe aspirante et foulante ; il représente essentiellement l'appareil moteur du système d'irrigation.

"1° Les artères. Parties du cœur, et se distribuant dans toutes les portions du corps, elles représentent des canaux de distribution.

3° Les veines et les lymphatiques. Nous pouvons rapprocher l'un de l'autre ces deux ordres de canaux, puisque tous deux ils servent à ramener vers le cœur les liquides qui ont baigné les tissus.

h° Les capillaires. C'est au niveau de ceux-ci que le sang arrive jusqu'au contact plus ou moins immédiat des éléments anatomiques.

Si l'on se demande par lequel de ces organes ou de ces ensembles de vaisseaux on doit commencer l'étude de l'appareil circulatoire, le choix paraît au premier abord assez embarrassant. Nous pourrions légitimement, ainsi que le font la plupart des traités de physiologie, débuter par l'étude des fonctions du cœur, puisque cet

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