GLANDES SALIVAIRES
tassium; celte dernière substance apparaît presque instantanément dans la salive de l'animal, alors qu'aucun des réactifs habituels ne décèle la plus petite trace de ferrocyanure. Dans l'urine au contraire, nous allons le trouver en quantité considérable; ce qui démontre surabondamment la pénétration de cette substance dans l'économie, bien que les glandes salivaires se refusent à l'éliminer.
Il est nécessaire, avant d'employer les réactifs habituels, de neutraliser, par l'addition de quelques gouttes d'acide acétique, la réaction alcaline normale de la salive; autrement, les résultais pourraient être empêchés.
Vous voyez donc, messieurs, que l'iode et ses composés passent rapidement dans la salive, tandis que les principaux sels de fer ne s'y retrouvent pas dans les circonstances ordinaires. Nous possédons pourtant divers moyens de triompher, pour ainsi dire, de cette résistance des glandes salivaires. Tout d'abord, si nous combinons une de ces substances réfractaires avec une autre qui jouit de la propriété de passer dans la salive, la difficulté est vaincue : l'iodure de fer, par exemple, se retrouve rapidement dans la sahve à cause de l'iode qu'il renferme.
En second lieu, si nous avons recours à une injection directe, les glandes salivaires pourront être, pour ainsi dire, forcées d'éliminer la substance étrangère. Nous^ pouvons, par exemple, introduire de grandes quantités de prussiate de potasse dans les veines d'un animal, sans que les réactifs les plus sensibles nous montrent