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GLANDES SALIVAIRES

corps pour lesquels elles ont une certaine affinité élective. Mais quand la sécrétion est en pleine activité, l'absor^^tion est presque entièrement suspendue. Si, par exemple, ainsi que nous vous l'avons déjà dit, on injecte une forte solution de strychnine dans le canal parotidien d'un chien, l'animal est empoisonné presque instantanément quand la glande est au repos : mais si la sécrétion a été préalablement mise en jeu, le chien résiste pendant assez longtemps.

Pour vous convaincre de la rapidité avec laquelle l'absorption a lieu dans les glandes, nous allons injecter dans le conduit parotidien du cheval qui vient de nous servir dans l'expérience précédente, une solution au centième d'iodure de potassium. Nous pratiquerons la ligature du conduit au-dessus de la canule, et nous découvrirons presque immédiatement l'iode dans la sécrétion de la parotide du côté opposé. Cela prouve qu'après avoir traversé toute l'étendue du système circulatoire, la substance injectée a été éliminée de nouveau par les glandes dans un espace de temps incroyablement court.

Nous venons de taire cette injection; nous recueillons une série d'échantillons de salive de la glande opposée : vous voyez que la réaction de l'iode apparaît bien nettement quelques secondes après l'injection.

Vous voyez cependant que, bien que rapide, l'élimination n'a pas été absolument instantanée. Cela tient à ce que chez le cheval la circulation est particulièrement lente. En injectant du prussiate de potasse dans la veine jugulaire, et en examinant du sang tiré d'un autre point,

Hering a démontré que chez cet animal le sang n'accomplit pas son circuit complet en moins de vingt-cinq secondes. Cela nous rend suffisamment compte de la lenteur relative de l'élimination. Chez le chien, les résultats s'obtiendraient beaucoup plus rapidement.

Il nous reste maintenant à examiner la part qui revient au système nerveux dans le mécanisme de la sécrétion parotidienne : tel sera le principal objet de notre prochaine leçon de physiologie opératoire.

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