GLANDE SOUS-MAXILLAIRE
toutes les sensations sapides disparaissent ; on peut alors verser du vinaigre dans la bouche de l'animal sans provoquer l'issue d'une seule goutte de salive. Mais si vous salvanisez le bout central du nerf divisé, une secrétion abondante se produit à l'instant. Si, d'autre part, vous sectionnez le facial, toute action réflexe est immédiatement supprimée. Mais, comme vous allez le voir, si l'on soumet au courant galvanique le bout périphérique du nerf moteur de la glande, un abondant écoulement de salive apparaît aussitôt.
Mais, pour pratiquer ces différentes expériences, il est indispensable de mettre à découvert la région qui renferme les organes sur lesquels on est appelé nécessairement à opérer.
Voici le modus operandi qui permettra au physiologiste de réaliser toutes les conditions désirables : Faites une incision le long du côté interne du bord inférieur du maxillaire. Écartez le digastrique, ou mieux encore coupez ce muscle, et détachez sa moitié postérieure de ses insertions. Alors vous apercevrez presque tous les organes intéressés dans l'expérience. Il faut avoir bien soin, dans cette opération, de ne pas léser les organes importants immédiatement sous-jacents aux muscles. Après avoir écarté les lèvres de la plaie, on découvre une cavité qui renferme la glande sous-maxillaire. On énuclée la glande au moyen d'une érigne, de manière à découvrir sa face interne ou profonde, au centre de laquelle est situé le bile : c'est par ce bile que pénètre l'artère principale, la corde du tympan, ou nerf moteur, et plusieurs rameaux du système ganglionnaire.
La paroi interne de la cavité elle-niôme contient la carotide externe, les artères linguale et faciale, et le nerf hypoglosse. En avant, la paroi inférieure de la cavité est constituée par les mylo- hyoïdiens que l'on divise à leur
FiG. 115. — Incision pratiquiio pour dccouvrir le canal excréteur de la glande sous-maxillaire (chez le chien).
a, muscle digastrique sectionné et écarté ; b, muscle mylo-liyo'dien coupé et écarté ; c, e, canal de Wharton; d, canal excréteur de la sublinguale; i, nerf lingual.
tour perpendiculairement et qu'on soulève ensuite avec des érignes {ô, fig. 115 et 116). On voit alors les conduits excréteurs des glandes sous-maxillaire et sublinguale croisés par le nerf lingual. En suivant en arrière le trajet de ce dernier, on voit la cordejdu