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VINGT-CINQUIÈME LEÇON

Sommaire : La disposition anatomiquc des glandes soiis-maxillaircs est absolument la même chez le chien que chez l'iionime. — Canal de Wharton.

— Il est complètement indépendant de celui de la sublinguale — La glande sous-maxillaire est pourvue de deux ordres de nerfs : les uns dérivent du système ganglionnaire; les autres, du nerf facial, par l'intermédiaire de la corde du tympan. — De l'influence du nerf lingual sur la sécrétion sous-maxillaire. — Elle appartient à la classe des actions réflexes.

— Preuve expérimentale de cette hypothèse. — Effets de la galvanisation de la corde du tympan.

Disposition anatomique de la glande sublinguale. — Ciiez l'homme et chez la plupart des animaux, ce n'est pas une glande en grappe. — Chez le chien cependant, elle ne présente qu'un seul conduit excréteur. — Les expériences relatives à cette glande ne peuvent être faites que sur le chien. — Propriétés spéciales de la salive sublinguale. — Elle n'apparaît que lentement, lorsqu'on excite la glande. — Elle sert surtout à la déglutition. — La corde du tympan est le nerf moteur de la glande sublinguale.

Messieurs,

Ayant terminé clans notre dernière leçon l'histoire de la sécrétion parotidienne, nous allons maintenant examiner successivement les propriétés physiologiques des deux autres principales glandes qui concourent à la production delà salive. Car, ainsi c{ue nous l'avons déjà fait remarquer, chacun de ces petits organes sécréteurs a ses fonctions spéciales à remplir, et il ne peut être suppléé par aucun de ses congénères.

La glande sous-maxillaire, dont les propriétés vont d'abord fixer aujourd'hui notre attention, offre chez le

chien une disposition anatomique presque entièrement semblable à celle qui existe dans l'espèce humaine. Dans les deux cas, elle est représentée par une grosse glande en grappe pourvue d'un conduit excréteur distinct assez gros pour permettre- l'introduction d'un tube dans les recherches expérimentales. Ce conduit a reçu le nom de canal de Wharton. Il n'y en a qu'un de chaque côté.

Autrefois les anatomistes affirmaient à tort que la glande sublinguale se déversait dans le conduit excréteur de la glande sous-maxillaire. Cette assertion est en opposition complète avec les faits. Chacune des deux glandes est pourvue d'un conduit spécial; et les deux conduits restent parfaitement distincts l'un de l'autre pendant tout leur parcours, bien que leurs orifices buccaux soient assez rapprochés l'un de l'autre pour s'ouvrir sous la môme papille.

On a dit aussi que, dans l'espèce humaine, il existait une communication directe entre les glandes sublinguale et sous-maxillaire ; on supposait que quelques-uns des conduits de Rlvinus allaient se jeter dans le canal de Wharton. L'existence réelle d'une senîblable disposition est encore à démontrer.

La glande sous-inaxillaire reçoit du sang de deux sources : son artère principale (^), après avoir atteint le bile de la glande, pénètre dans son intérieur, tandis que l'artère la plus petite se distribue seulement à sa partie postérieure (/, fig. il 4).

Deux ordres de nerfs différents président à ses fonctions physiologiques. C'est d'abord le sympathique qui

GLANDE SOUS-MÂXlLLAlRt:. 541

fournit plusieurs rameaux au plexus sous-maxillaire.

FiG. 114. — Glandes sous-maxillaire et sublinguale.

fl, glande sons-maxillaire; c, c, son canal excreUeur (canal tlo Wharton) ; i, h, g, rameaux artériels ([ui se rendent à cette glande; b, glande sublinguale; d, d, son canal excréteur.

1, 1, nerf lingual; 2, 2, rameaux (suite de la corde du tympan) que ce nerf fournit

à la glande sous-maxillaire.

Vient ensuite une petite branche qui se sépare du nerf

lingual (1, 1, fig. 114), dans le voisinage immédiat de la glande, pour aller se jeter (2, 2, fig. 114) dans le plexus ci-dessus mentionné, d'où partent les nerfs glandulaires. Ce dernier nerf, par quelques-unes de ses fibres est, sanç aucun doute, en connexion avec la branche d'où il paraît tirer son origine. Mais la plus grande partie de ce petit filet provient d'une division du facial qui s'unit au nerf lingual sans s'anastomoser réellement avec lui : car, après l'avoir accompagné pendant un court trajet, elle s'en sépare presque entièrement, et va rejoindre le plexus sous-maxillaire. Ce nerf moteur s'appelle la corde du tympan. 11 se détache du facial à quelques millimètres au-dessus du trou stylo-mastoïdien, se dirige en haut, pénètre dans l'oreille moyenne, et chemine pendant un court trajet dans l'épaisseur même de la ^membrane du tympan, entre l'enclume et le marteau. 11 descend alors vers la scissure de Glaser, et sort du rocher près de l'épine du sphénoïde. C'est après avoir décrit cette courbe qu'il se réunit au facial pour suivre ensuite la marche que nous avons déjà décrite.

Comment pouvons-nous supposer que la glande soit influencée par ce filel nerveux? Nous sommes ici en présence d'une de ces réactions des fibres sensitives sur les fibres motrices que l'on décrit généralement sous le nom factions réflexes. Les impressions gustatives sont transmises au centre nerveux par le lingual, et c'est alors que le facial agit sur la glande sous-maxillaire. La réalité de cette hypothèse peut être aisément démontrée par une expérience directe. Coupez le lingual : aussitôt

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