‹ Leçons de physiologie opératoireChapitre 130 sur 163 · CL. BERNARD. — Physiol opéf · texte numérisé non relu

CL. BERNARD. — Physiol opéf

Vous voyez, messieurs, que la salive sous-maxillaire est épaisse et visqueuse. Ces propriétés varient considérablement suivant les individus. Il est tout à fait impossible de prédire à l'avance le degré de viscosité de ce liquide chez un sujet donné. Mais, par l'intermédiaire du système nerveux, ces propriétés peuvent être augmentées ou diminuées à volonté. Nous allons maintenant couper la corde du tympan après sa séparation du lingual, et appliquer un courant galvanique à son bout périphérique. La salive ainsi obtenue est, vous le voyez, moins visqueuse que celle qui a été le résultat des impressions gustatives.

Il nous reste maintenant une autre expérience à faire. Nous allons galvaniser le grand sympathique. La corde du tympan étant entièrement paralysée par l'opération précédente, la salive que nous obtiendrons sera évidemment produite sous l'influence exclusive du système ganglionnaire. Cette expérience prouve que le sympathique, abandonné h lui-même, est capable d'agir sur la glande. Combien, sous ce rapport, la sousmaxillaire diffère-t-elle de la parotide !

Vous voyez ici l'expérience : Le liquide est plus visqueux que tout à l'heure; mais sa quantité paraît insignifiante, en comparaison de la quantité produite par l'excitation du nerf moteur.

Ces expériences ont dû vous convaincre, messieurs, que la glande sous-maxillaire est pourvue d'un double appareil nerveux , et que deux ordres distincts de nerfs président à ses fonctions physiologiques. Les nerfs émanés du facial augmentent l'abondance et diminuent

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