‹ Leçons de physiologie opératoireChapitre 20 sur 163 · CL. DEKNARD. — PHYS. OPÈU · texte numérisé non relu

CL. DEKNARD. — PHYS. OPÈU

Saint-Louis, cent sortent guéris après avoir subi le traitement.

La nfiédecine peut donc, comme le montre cet exemple, devenir une véritable science, à la condition de détermm^^y^|d£ment tout ce qui a rapport aux faits HHBpPHR^p. Mais ces faits sont d'ordinaire trèscomplexes : il faudra donc les analyser, les décomposer et les ramener à une série de faits simples, dont le déterminisme pourra être rigoureusement établi. Dès lors il n'y aura plus lieu de faire de la statistique, laquelle n'a de raison d'être que par la nature indéterminée des faits auxquels on l'applique.

Dans ces circonstances nous ne saurions, cela va sans dire, admettre ôes faits contradictoires. C'est là une expression souvent employée et qui doit disparaître, du moins si l'on voulait lui donner toute sa rigueur, car un fait ne peut pas être contradictoire d'un autre fait ; chacun d'eux existe dans ses conditions déterminées, et l'affirmation de l'un ne saurait être la négation de l'autre. La nature ne se contredit pas; c'est l'observateur qui se trompe, soit qu'il ne détermine pas exactement les conditions du fait, soit qu'il substitue au fait un jugement qui alors pourra être en contradiction avec un autre jugement. Admettre des faits contradictoires, ce serait par cela même nier absolument toute science.

Pour l'étude des phénomènes de la vie, on a longtemps pensé, et des esprits éminents partageaient cette opinion il n'y a pas plus d'une vingtaine d'années, on a longtemps pensé que les phénomènes vitaux n'obéissaient pas à des lois absolument rigoureuses; que le principe de la vie

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