‹ Leçons de physiologie opératoireChapitre 19 sur 163 · DU DÉTERMINISME · texte numérisé non relu

DU DÉTERMINISME

prétendu que cette sorte de méthode était celle que devaient essentiellement employer les recherches médicales ; sans doute celte manière de faire permet à la pratique d'arriver à quelques indications prognostiques probables. Mais qui parle de sciences exnérimenlale parle pas de probabilités. ^^^^^^^^H

Quand un fait est bien déterminé dans toutes ses circonstances, il devient, si ces circonstances sont réunies, non pas probable, mais certain, c'est-à-dire qu'il ne se produit pas huit ou neuf fois sur dix, mais exactement autant de fois que se produisent ces circonstances déterminantes elles-mêmes, et cela aussi bien dans la série des faits médicaux et thérapeutiques que dans celle des faits physiques ou chimiques. Prenez par exemple l'histoire de la gale : avant que la nature parasitaire de cette affection fût connue, on soumettait les malades à divers traitements internes et externes, et l'on reconnaissait que tel traitement était plus ou moins couronné de succès: sur trente malades, vingt-cinq étaient guéris dans un cas; par un autre procédé, on n'obtenait que vingt guérisons sur trente sujets. On sait aujourd'hui que la gale est due à la présence d'un parasite que l'histoire naturelle étudie, dont elle nous trace les mœurs, nous expliquant ainsi plusieurs particularités des symptômes et du mode de contagion; nous savons de même par quels agents on peut détruire ce parasite. Toutes les conditions de la maladie et de sa curation étant connues, ce n'est plus par une proportion de cinq sur dix ou de vingt sur trente qu'on énonce les succès du traitement parasiticide : sur cent galeux qui entrent à l'hôpital

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