‹ Leçons de physiologie opératoireChapitre 34 sur 163 · I.EV.CCL · texte numérisé non relu

I.EV.CCL

Fig. 25. — Ciiat musclé et placé tlaiis la goutlicrû brisée ; on a seulement représenté la partie antérieure de l'animal, pour nicmtnn' comment la tète peut être tixée par le moyen du mors {m) et d'un lien circulaire qui va passer finalement derrière le cou.

deux ailes de façon à obtenir, commepour le lapin, une gouttière peu profonde. Le mors est appliqué comme

pour le chien. Il va sans dire que Ton musèle aussi l'animal tandis qu'il est sous l'influence du chloroforme ; rien n'est alors plus facile que de placer le mors {fig. *25, m) derrière les dents, et d'entourer le museau d'une ficelle que l'on noue sous la mâchoire inférieure, et que l'on ramène ensuite derrière le cou pour l'y nouer de nouveau. On évite ainsi que le lien ne glisse sur le museau, accident qui arriverait facilement sans cette précaution, vu la hrièveté du museau chez le chat.

Contention dit lapin. — Quand on opère sur le lapin, on peut souvent se contenter d'un seul aide pour main-

FlG. 20. — Contention simple du kipin p:u' les doux mains d'un seul .iidc

tenir cet animal, surtout si la vivisection porte sur la région du cou. A cet effet l'aide saisit fortement la tête de

l'animal avec la main droite, le pouce appuyé sur la mâchoire inférieure (fig. 26), tandis que les quatre doigts s'appliquent sur la voûte crânienne. De la main gauche il assujettit à la fois les quatre membres en les portant en arrière : il suffit pour cela de saisir les pattes de derrière et l'une des pattes de devant entre le pouce et les trois derniers doigts, tandis que l'autre patte antérieure est maintenue entre l'index fortement serré contre le médius. La figure 26 fait bien comprendre cette disposition et montre que sur un lapin ainsi maîtrisé il est facile d'agir sur le cou et sur la région supérieure du thorax.

Mais il est en général plus commode de se servir de

Fig. 27. — Appareil de Czcrmak. — La fiijuro infôriem-o représente un lapin dont les membres sont liés sur la planche 0, 0, et la t(5te fixée par l'appareil (A, B) de Czormali.— La fi,L;Liro supc'rieure donne Ls détails de cet appareil : A, tige verticale ; B, tige horizontale iiiohi'e, siipporlant à son extrémité C un mors en fer, en forme de fourchette, avec une pièce mobile (sorte de màcl'.oire E), articulée en D, mue et fixée par la vis H.

Vappareil de Czermak, lequel immobilise d'une façon

CONTENTION MÉCAMOUE. 14j

parfaite tout le lapin et maintient surtout très-bien la tête. Cet appareil se compose d'une planche (0, 0) garnie de trous pour attacher les membres de l'animal (fig. ^7) ; à une extrémité de celte planche s'élève une tige verticale de fer (A), sur latiuelle glisse, de manière à pouvoir être arrêtée à différents niveaux, une tige horizontale dont l'extrémité libre porte l'appareil destiné à fixer la tête de l'animal et qui mérite spécialement le nom cVappareil de Czermak. Ce n'est autre chose qu'un mors en fer placé entre deux sortes de mâchoires métalliques : on introduit le mors derrière les incisives du lapin, puisa l'aide de la vis H on rapproche les deux mâchoires de fer, qui serrent étroitement la tête et le museau, en s'appliquant l'une sur le crâne, l'autre (IL', fig. 27) sur le maxillaire inférieur jusque vers son angle postérieur et au delà; la tête est ainsi parfaitement fixée, et l'appareil qui la maintient pouvant osciller sur son axe transversal, on peut incliner le cou de l'animal vers la droite ou vers lagauche, selon les nécessités de l'opération.

Animaux divers de petite taille. — Il y a une foule d'autres animaux de petite taille sur lesquels on opère. Les moyens de contention sont alors si faciles qu'il n'est pas nécessaire d'en parler: tels sont la grenouille, les petits oiseaux, les écureuils. On se conduira suivant les instincts des animaux. Dans tous les cas, ces moyens de contention ne peuvent donner lïeu à aucune généralité ; ils seront donc indiqués à propos des opéralions spéciales dont nous aurons à traiter ultérieurement.

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