SUTURES
l'homme, sont très-difficiles à traverser. Aussi se serton parfois, pour diriger les aiguilles avec force et précision, d'un instrument appelé porte-aigville , c'est-à-dire d'une sorte de pince à manche (fig. 50). L'extrémité des mors de la pince porte à sa fiice interne (fig. 50, ii" ^') des rainures qui permettent d'y fixer une aiguille ou une épingle dans diverses positions ; les mors sont tenus rapprochés par un coulant que l'on voit dans les n''*-] et 2 de la figure 50.
Nous n'avons pas besoin d'indiquer ici Tes petites manœuvres élémentaires qui servent à affronter les lèvres d'une solution de continuité et à les transpercer avec l'aiguille; nous parlerons seulement de la disposition définitive des fils. On divise sous ce rapport les sutures en plusieurs espèces :
i" Dans la suture entortillée on se sert d'aiguilles
FiG. 51. — Suture entortillL'c,
Fig. 52. — Suture entortillée (avec so de chiffre.
droites ou de fortes épingles qu'on laisse en place , après en avoir transpercé les deux lèvres de la plaie; un fil est alors jeté en anse sur le? deux extré-
mités libres de ehaque épingle : on fait foire un certain nombre de tours à cette anse, et l'on fait même passer le fil d'une épingle à l'autre, en croisant ses deux chefs, comme le représente la figure 51. On peut encore, au lieu d'une anse simple, faire décrire au fil une anse double, c'està-dire un oc de chiffre, comme le montre la figure 52.
5° La suture à points séparés est formée de fils distincts et noués isolément (fig. 53) ; c'est la forme la plus simple et d'où dérivent les suivantes.
3° La suture enchevillée se fait comme la précédente ; mais chaque fil est double, de manière qu'on engage un petit rouleau de diachylon dans l'anse (pi'il forme
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Fig. 53.
Suture ;i points
sépares.
Fig. 54. — Suture cuchcville'c.
Fig. 55. — Suture en surjet.
sur l'un des côtés de l'incision ; on noue de même les extrémités libres de chaque fil sur un petit rouleau semblable. La figure 54 montre la disposition qui résulte