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APPAREILS ENREGISTREURS

une voie horizontale. L'appareil le plus usité et le plus commode est le cylindre enregistreur (AE, fig. 67) avec lequel on inscrit des courbes sur un papier de façon à pouvoir conserver ensuite ces tracés.

Le cylindre enregistreur est un cylindre métallique monté sur un appareil d'horlogerie muni d'un régulateur Foucault. Ce cylindre peut recevoir différentes

Fig. 67. — Appareil enregistreur.

L'appareil représente ici comme type est dispose de manière à enregistrer simullanémenl

les contractions de l'oreillette, celles du ventricule, et enfin le choc du conir. lo, levier traçant les mouvements de l'oreillette; Iv, levier traçant les mouvements du ventricule; le, levier enregistrant le choc du cœur; to, Iv, tc, tubes de l'oreillette, du ventricule, du choc.

vitesses, selon l'axe auquel il emprunte son mouvement. Dans tous les cas il tourné avec une uniformité à peu près parfaite. Dans les expériences sur la circulation, par exemple, on choisit. d'ordinaire l'axe qui donne un tour par minute.

236 APPAREILS d'un L'SAGE GÉiXl'.RAL.

Pour préparer le cyliiulie ù recevoir le graphique, on l'enloure d'une feuille de papier glacé, sur laquelle on dépose ensuite une couche uniforme de noir de fumée. A cet effet, on place l'appareil de telle sorte que le cylindre soit horizontal, puis on le fait tourner tandis que l'on ])romène au-dessous de lui la flamme d'une bougie fumeuse ou d'une petite lampe à huile. Avec un peu d'habitude, on ariive facilement à accomplir cette opération d'une manière légulière et sans brûler le papier; la conductibilité du métal dont est fait le cylindre est une condition qui permet en etîet au papier de ne pas s'échauffer assez pour se carboniser. Il en résulte que le moindre frottement détachera le noir de fumée et laissera à nu le papier blanc.

On place alors la pointe du levier en contact avec la surface du cylindre que l'on met en mouvement.

Quant au levier, il est fait de bois léger et flexible; il est mis en mouvement de diverses manières : soit directement par Tacte mécanique que l'on étudie, soit indirectement. Comme exemple du premier mode, nous pouvons citer le cas où l'on étudie le raccourcissement, les secousses, d'un muscle (jui se contracte : on se contente alors de rattacher avec un fil le tendon du muscle à un point du levier voisin de sa base. Dans le second cas, on transmet le mouvement à distance au moyen de tubes à air {to, tv, te, fig. 67). Le principe de cette transmission est fort simple : « Soit (fig. 6S) deux ampoules de caoutchouc A et B pleines d'air et reliées entre elles par un long tube de caoutchouc. Si l'on comprime l'aivipoule B , une partie de l'air qu'ehe renferme est expulsée

APPAREILS ENREGISTREURS. 'llSl

par le tube et passe dans l'ampoule A qui se gonfle. Si la pression cesse, l'air repasse en B et l'ampoule A se dégonfle. Admettons que l'ampoule B soit introduite, par exemple, dans un ventricule ducœur, et que l'ampoule A soit placée sous le levier écrivant : les contractions (systoles) de la poche musculaire cardiaque seront signalées par l'élévation du levier, et les repos du cœur, les diastoles, par l'abaissement du môme levier. » (Marey.)

FiG. 68. — Tube avec ses deux ampoules.

Des deux ampoules A et B, l'une, celle qui, dans l'exemple précédent, était introduite dans le cœur, peut recevoir le nom à'ampoule exploratrice : selon la diversité des phénomènes qu'elle est appelée à explorer, cette ampoule reçoit diverses dispositions que nous signalerons en temps et lieu ; mais l'autre ampoule, celle qui doit soulever le levier, ou ampoule terminale , peut

FiG. 69. — Tambour à levier.

recevoir une disposition définitive et constante , que Marey a réalisée sous la forme de tambour à levier. Cet ap])areilest constitué « par une caisse métallique plate T

238 APPAREILS d'un USAGE GÉNÉRAL.

(fig. 09) que ferme supérieurement une membrane élastique. Dans la caisse s'ouvre un tube qui la relie à l'ampoule initiale (ou exploratrice). Un dis([ue repose sur la membrane et supporte une arête sur laquelle est posé le levier. Chaque fois que l'air est foulé dans la caisse, la membrane se j^oulève et communique son mouvement au levier /, /, dont l'extrémité yy, disposée en plume, écrit sur le papier. Toutes les pièces de ce petit appareil sont mobiles et peuvent être déplacées k l'aide des écrousou vis de rappel (E, e, r), ce qui permet de régler à volonté l'amplitude des mouvements du levier ainsi que la position de la plume. » (Marey.)

Ajoutons enfln que, lorsqu'on a obtenu sur le papier qui recouvre le cylindre un tracé ou une série de tracés, rien n'est plus facile que de conserver indéfiniment ces graphiques. A cet effet, on détache le papier et on le plonge dans une cuvette de photographe contenant un bain de vernis blanc étendu de trois fois son poids d'alcool. Le papier retiré sèche en quelques minutes : le graphique e.sifixé et demeure indélébile.

Appareils électriques. — Comme sources d'électricité, nous employons le plus ordinairement des piles dont le courant vient agir dans un appareil à induction. Ce sont donc les courants dimluction qui nous servent de préférence.

Les piles les plus utiles dans un laboratoire de physiologie sontla;^//e de Greaet et la pile au bisulfate de mercure (qui fait partie de l'appareil bien connu de Gaiffe).

Lu pile de Grenet {ii^. 70) se compose d'un grand

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