CL. BERNARD. — Phvsiol. (ipér
animal de petite taille, chez un rat, par exemple, que chez un quadrupède relativement énorme, comme le cheval ou l'éléphant.
Pour agir dans des circonstances bien déterminées, nous prenons ici un chien dont la taille est de 1 mètre depuis l'extrémité du museau jusqu'à la racine de la queue. Nous découvrons largement la veine jugulaire du côté gau(;he et nous plaçons une pince à pression continue sur la partie supérieure de cette veine; après avoir exprimé vers le cœur le sang qui remplit la partie inférieure de la veine, nous plaçons une seconde pince à pression à environ un décimètre au-dessous de la première (Qg. 98). Nous avons donc ainsi un segment de veine entièrement vide et compris entre deux ligatures très-faciles à enlever, puisqu'elles ne sont dues qu'à la pression de nos pinces. Dans cette portion de veine, nous injectons 2 centimètres et demi d'eau contenant en dissolution 1 gramme de prussiate de potasse. Lu piqûre de la canule à injection a été faite très-obli- (luement dans la paroi de la veine, et la canule une fois enlevée, le vaisseau demeure plein et distendu par l'injection, dont il ne laisse rien écouler.
Nous découvrons alors la jugulaire du côté opposé et nous faisons à ce vaisseau une légère incision par laquelle s'écoule d'une façon continue un mince filet de sang (fig. 98). Quelques grammes de ce sang sont recueillis, soumis à une rapide coction avec du charbon, et dans le liquide incolore que nous obtenons après fiUration nous ajoutons quelques gouttes d'un sel de fer : le liquide demeure incolore. Le sang ne renferme