CORPS CONDUCTEURS. — CORPS ISOLANTS
percute avec une peau de chat bien sèche, et on constate qu’il devient capable d’attirer très-vivement des corps légers placés A faible distance. C'est qu’en eflet, la colonne de verre enduite de gomme laque est un corps mauvais conducteur de l’électricité et qui empéehe celle-ci de se répandre dans le sol, lorsqu’elle a été développée sur le cylindre AB. — Le cylindre est dit isolé.
1.CS expériences de Gray s’expliquent alors d'elles-mèmes: le bouchon et la tige métallique s’électrisaient parce qu’ils étaient supportés par un tube de verre isolant; la corde métallique, isolée par des cordons en soie, pouvait conserver l’électncité développée à sa surface ; mais cette éleclricitéla quittait, dès que l’un des cordons en soie était remplacé par un fil métallique.
L’air atmosphérique appartient évidemment à la classe des corps isolants; car, s’il livrait un passage à l’électricité, aucun corps plongé dans l’atmosphère ne pourrait donner lieu à des phénomènes électriques durables.
L’eau à l’état liquide ou de vapeur est, au contraire, un corps bon conducteur du fluide électrique, et c’est pour cette raison que les expériences d’électricité ne réussissent que difficilement dans un air humide. Nous devons, du reste, ajouter qu’il n’y a pas de substances qui soient entièrement dépourvues de la faculté de conduire le fluide électrique, que celles que l’on appelle isolantes ne sont que des substances le conduisant très-mal. Enfin la plupart des corps mauvais conducteurs deviennent conducteurs lorsqu’ils sont portés A une température suffisamment élevée ; le verre, les cristaux, les gaz, le^flammes conduisent l’électricité A la température rouge.
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Métaux.
Charbon calciné.
Plombagine.
Acides.
Solutions salines.
Minérais métalliques.
Kau.
Végétaux.
Animaux.
Flamme.
Vapeur d’eau.
Air raréfié.
Verre pulvéïisé.
Fleur de soufre.
ISOLANTS
Oxydes métalliques secs.
Clâce.
Marbre .
Porcelaine,
Air et gaz secs.
Papier.
Plumes.
Cheveux, laine.
Soie.
Verre.
Cire.
Soufre.
Résine.
Ambre.
Gomme laque.
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Fig. 215.
’ 306. Del deux eipècei d’électricité. — Les allraclions électriques se changent en répulsions lorsque le corps léger attiré a touché le corps électrisé. Otto de Guerickeaobservé que, lorsque
la barbe de plume 'fH attirée par un morceau de verre électrisé Ta touché, elle est subitement repoussée par lui. Dufay constata plus tard l’exactitude de ces observations, et nous pouvons répéter facilement ses expériences à l’aide du pendule électrique.
Il se compose essentiellement (fig.
215) d’une petite boule de moelle de sureau A, suspendue par un fil de soie E
à une tige de verre C enduite de gomme laque.
Présentons à la boule A un bAton de verre D électrisé par le frotlement d’une étoffe de laine, la boule A est attirée, mais, dés qu’elle a touché le bâton de verre, elle est repoussée par lui comme le montre la figure 216. Pendant la durée du contact, la boule prend de l’électricité qu’elle conserve, puisqu’elle se trouve isolée par le fil de soie et la Pig. 216 . tige de verre du pendule;
ce qui le prouve, du reste,
c’est qu’elle est devenue elle-même capable d’attirer les corps légers, comme la sciure de bois. Bientôt elle se détache et fuit