DISTRIBUTION DE L’ÉLECTRICITÉ A LA SURFACE DES CORPS
310. Les travaux de Franklin ont prouvé que l’éleclricilé donnée aux corps conducteurs isolés se porte tout entière à leur surface. Les expériences suivantes montrent l’exactitude de cette proposition.
311. Un conducteur creux A (fig. 218) est porté sur un pied isolant; il présente en C une petite ouverture. On l’électrise, et on vient appliquer en un des points de sa surface extérieure un petit disque de clinquant supporté par une aiguille isolante de gomme laque B. Ce petit disque, appelé 'plan d'épreuve^ prend alors, au contact du conducteur, une certaine quantité d’électricité ; ce que l’on vérifie en l’approchant d’un pendule électrique qu’il attire. Si, au lieu de toucher la surface extérieure du conducteur, on introduit le plan d’épreuve par l’ouverture C, afin d’établir le contact à l’intérieur, on constate que le plan d’épreuve ne prend pas d’électricité; il n’exerce plus d’attraction sur le pendule.
312. Souvent aussi on empbie l’appareil suivant , consistant en une sphère métallique isolée A (fig. 219) qui peut être exactement recouverte par deux hémisphères métalliques creux B et B', soutenus par des manches isolants C, C'.
Ces hémisphères portent des échancrures destinées à laisser passer le pied de la boule A. On électrise la boule A; puis, sai-
sissant les deux hémisphères par les manches isolants, on recouvre avec eux la sphère; on les relire ensuite et l’on constate qu'ils sont électrisés, tandis que la boule A a perdu toute son électricité.
Fig. 2J9.
313. M. Faraday a aussi imaginé l’expérience suivante remar- ' quable par son élégance et par sa simplicité. Un cercle métallique ' isolé A (fig. 220) supporte un petit sac conique de mousseline
semblable aux filets à insectes. Un fil de soie OP placé dans l’axe du cône et attaché en B permet de retourner le filet en tirant par l’extrémité O du fil. On électrise le cercle A et par suite