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POUVOIR DES POINTES

le sac de mousseline. On constate avec le plan d’épreuve que la surface extérieure du suc est chargée d’électricité et que la surface intérieure n'en présente point. On retourne le sac dé manière que la surface extérieure devienne intérieure et réciproquement et Von constate que la surface extérieure seule est encore électrisée.

314. ÉpaisBeur, tension électrique. — L’hypothèse que nous avons admise, relativement aux fluides électriques, explique parfaitement que ces fluides se portent à la surface des corps. En effet, lorsqu’un corps conducteur se charge d’électricité, les particules de même fluide, se repoussant l'une Vautre à travers les corps, gagnent la surface et s’y arrêtent, si l’air qui Venveloppe est sec et par suite mauvais conducteur. S’il est humide, le fluidenes’arrôte pas à la surface, se répand dans l’atmosphère, et, au bout de peu de temps, le corps ne présente plus de traces d’électricité.

On admet que, si l’air est sec, le fluide viendra former à la surface du corps électrisé une couche dont l’épaisseur ou la densité y augmentera avec la quantité du fluide développée. On emploie indifféremment les mots epnUseur ou d^insilé électrique pour exprimer la quantité de fluide qui, à un moment donné, est répandue sur l’élément de surface que l’on considère. On se sert aussi des mots tension électrique, qui expriment l’effort que fait l’électricité pour s’échapper du corps, effort qui augmente avec la quantité de fluide développée. »

315. Poiivtilr df's pointt's. — Les recherches faites par les physiciens, pour étudier la distribution de l’électricité à la surface des corps, les ont conduits aux résultats suivants :

Lorsqu’un corps électrisé présente des pointes ou des arêtes» vives, l’électricité se porte en plus grande partie sur ces pointes et arêtes; elle y acquiert même une tension assez considérable pour triompher de la résistance de l’air et s’écouler au dehors.

L’écoulement de l’électricité par les pointes peut être rendu sensible par quelques expériences.

Une pointe électrisée laissant échapper le fluide, l’air qui la louche s’électrise et se trouve repoussé par elle; il s’ensuit que si cette pointe est placée sur un corps, où l’élei tricilé se renouvelle à mesure qu’elle s’échappe, sur une machine électrique par exemple, il se produit dans son voisinage un courant d’air

que l’on peut raeltre en évidence en approchant une bougie dont la flamme se trouve alors courbée et rejetée dans le sens du courant d’air (fig. 221).

Fig. 221 .

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