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COMMUNICATION* DE L’ÉLECTRICITÉ

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320. Effets Qu’^prouTe un corps /‘lectrisé par influence^ lorsqu’on le touche avec un conilucteur. < — Lc cylindl'C lî, étant soumis à l’influence du corps A, électrisé positivement, louchons-le avec le doigt ou avec un conducteur dans sa partie postérieure marquée du signe +> immédiatement le pendule de cette région retombe, et celui qui se trouve à l’autre extrémité diverge davantnge. Kn effet, le fluide positif repoussé a dû dtre conduit dans le sol, et le fluide négatif a été maintenu dans la région antérieure ; mais, par suite de la disparition du fluide positif, qui, comme nous l’avons dit, a déterminé la limite de charge, par sa répulsion égale à celle du corps A, une nouvelle quantité de fluide neutre peut se décomposer, le fluide positif est repoussé dans le sol, et, une nouvelle dose de fluide négatif arrivant dans la région antérieure du cylindre, la divergence des pendules s’y trouve augmentée.

Erilin, si l’on supprime d’abord la communication avec le sol, et qu’on éloigne le cylindre du corps A, le cylindre reste chargé d’électricité négative, qui pouvant dés lors se répandre sur toute sa surface fait diverger tous les pendules.

Nous remarquerons enfin que les effets seraient encore les mêmes si, au lieu de toucher B à sa partie postérieure, on l’avait touché en un point quelconque, même en celui le plus voisin de A; car alors le système soumis à l’influence se composerait r4onseulemenl du cylindre, mais du corps de l’opérateur et de la terre tout entière, et la ligne neutre serait reculée à rinlini.

32t. Un corps électrisé par influence oj^it à son tour pour électriser les corps voisins. — Si au cylindre B (fig. 223), déjà électrisé par influence, on présente un cylindre

semblable au premier, les mêmes phénomènes se produisent en lui. Cela tient à l’action du fluide positif accumulé dans la région postérieure de B et non à celle de A ; car si l’on enlève, le cylindre B, sans bouger C, ce dernier retombe à l’état neutre.

Al’PLICATIONS DES FAITS PRÉCÉDENTS.

322. Communication de l’électricité à distance. Étincelle électrique. — Reprenons la figure 223, et supposons que l’on approche B assez près de A ; une étincelle jaillit entre les deux corps, et B reste chargé d’électricité positive. 11 peut sem*

blor alors que B ait reçu de A, par transmission directe et sous '

forme d’étincelle, une certaine quantité d’électricité; mais cette ]

transmission directe n’est qu’apparente. Les principes que nous venons d’exposer nous permettent d’analyser le phénomène et '

d’en donner la véritable explication. '

Le fluide neutre de B a été décomposé comme précédemment, mais, les deux corps ayant été rapprochés, la tension électrique sur A et sur la partie antérieure de B est devenue assez forte, -

pour que le fluide positif de A et le fluide négatif accumulé sur •

la partie antérieure de B aient pu vaincre la résistance de l’air ^

intermédiaire, se précipiter à la rencontre l’un de l’autre et se *

combiner pour former du fluide neutre. La combinaison des ^

deux fluides a développé de la chaleur et donné lieu à une étin- '

celle. Quant au fluide qui, pendant l’influence et avant l’étin- "

celle, se trouvait relégué dans la région postérieure de B, il peut a

après l’étincelle se répartir sur tout le cylindre, puisque le fluide ï

positif de A a disparu pour reformer du fluide neutre. '

Si le cylindre B, au lieu d’étre isolé, était en communication î

avec le sol, il y aurait eiicore production d’une étincelle, mois le ^

fluide positif qui, dans le cas précédent, restait sur le cylindre après l’étincelle, s’écoulerait dans le sol. j

32'!. Lorsqu’on présente à une machine électrique en activité i

une tige métallique pointue, on voit une aigrette lumineuse :

sortir de la pointe et la machine se décharge. En effet, le fluide positif de la machine décompose par influence le fluide neutre ;

de la lige et du corps humain, attire le fluide négatif dans la pointe et repousse le fluide positif dans le sol. Le fluide négatif s’écoule par la pointe et va neutraliser l’électricité positive de la machine. Cette expérience, duc à Franklin, sera plus tard l’objet d’une importante application.

324. Curlllon électrique. Grêle électrique. — Nous donnerons ici la description de deux expériences souvent faites dans les cours et qui se rattachent aux phénomènes d’électrisation par influence.

1° Aux extrémités d’une tige métallique horizontale sont suspendus par des chaînes métalliques deux timbres D, O (fig. 225) ; au milieu de cette tige se trouve suspendu par un fil isolant im timbre B qui communique avec le sol : dans l’intervalle des timbres sont suspendues aussi, à l’aide de fils isolants, des balles

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