‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 119 sur 200 · DÉCHARGE INSTANTANÉE · texte numérisé non relu

DÉCHARGE INSTANTANÉE

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rélectricité des deux faces de B pour maintenir sur a la condensation. Si Ton touche la face postérieure de B, le fluide négatif qu'elle renferme s’écoule dans le sol, et par suite une certaine quantité de fluide positifquilte a pour aller sur On comprend que, par CCS contacts successifs, la charge de l’appareil aille constamment en diminuant. Du reste, à chaque contact, ilseproduit une étincelle, qui devient de moins en moins forte à mesure que le nombre des contacts successifs augmente.

337. Décharnée ill•talttallée. — La décharge instantanée s’obtient en mettant les deux plateaux en communication par un corps conducteur. On se sertordinairement d’un appareil appelé excitateur, qui se compose de deux arcs métalliques AC,BD, articulés en E et portés à l’aide de manches isolants F et G (fig. 238). On saisit l’appareil par les manches F et G, on touche le plateau B avec la branche AC, par exemple, et on approche la branche BD du plateau A; une forte étincelle jaillit alors entre le plateau A et la branche BD.Cette étmcelle paraît être unique; cependant, en réalité, il se produit une série d’étincelles comme dans la décharge successive; mais comme elles se succèdent avec une très-grande rapidité, les impressions qu’elles produisent sur l’œil et sur l’oreille se superposent, de telle sorte qu’on croit n’en voir et n’en entendre qu’une seule.

338. Bouteille «le l^ejcle. — Tout CQ que nous venons de dire pour expliquer la condensation de l’électricité sur un condensateur à plateaux s’applique évidemment à la bouteille de Leyde.

llest facile.de voir que les plateaux sont représentés, dans la bouteille de I.eyde, d’une part, par les feuilles de clinquant et par la tige métallique qui plonge au milieu d’elles, d’autre part, par la feuille d’étain recouvrantle bocal de verre. Ce dernier représente, d’ailleurs, la lame de verre interposée entre les deux plateaux.

Pour charger une bouteille de Leyde, on la prend ordinaire-

ment à la main par la panse et l’on touche le conducteur de la machine avec le bouton qui se trouve à l’extrémité de la tige métallique plongeant dans l’intérieur de la bouteille.

La décharge de la bouteille de Leyde peut se faire, comme pour le condensateur à plateau, soit par contacts successifs, soit instantanément.

La décharge instantanée se fait à l’aide de l’excitateur, comme l’indique la figure 230.

339. élertrlques. — Quand on veut obtenir de violenles décharges, on se sert de batteries électriques. Cesappareilsse composent d’une série de bouteilles de Leyde de grandes dimensions, appelées jarres. Ces bouteilles sont placées dans une boîte AB (fig.240), qui est tapissée d’une feuille d’étain, servant à mettre en communication toutes les armatures extérieures ; les armatures intérieures sont mises en communication par les tiges métalliques O H I K L. Quand on veut charger cet appareil, on met les armatures extérieures en communication avec le sol, en accrochant une chaîne métallique D à la poignée C de la boîte, puis on fait communiquer la tige F avec la machine électrique. Un éleclromètre G placé en L permet d’apprécier, parla divergence du pendule A, la tension de l’électricité libre.

340. fluide» réttiiient »or le corp» laolaiif du condensateur. — Uiiebouteille de Leyde ou une batterie électrique n’est jamais ramenée à l’état neutre par une seule décharge. Si. au bout de quelque temps, on vient à loucher de nouveau les

deux armatures à l’aide d’un excitateur, on obtient une nouvelle

bouteillü: a armatitkes mobiles.

étincelle; quelque temps après, on peut en obtenir une troisième, etainsi de suite. Cela tient à ce que, pendant que la bouteille se charge, les fluides positif et négatif quittent les arma-

tures et s’engagent à la rencontre Turi de l’autre dans le verre. Au moment de la décharge, la faible conductibilité de la lame isolante les gène dans leur mouvement, et il en reste toujours une certaine quantité dans le verre.

On peut vérifier l’exactitude de cette explication par l’expérience suivante, faite à l’aide delà bouteille à armatures mobi-

l-ig. 2‘il.

les. Un vase métallique B (fig. 24f) forme l’armature extérieure ; il reçoit un vase en verre C, dans lequel peut lui-mème entrer un vase métallique A, formant l’armature intérieure.

2r)4 LEÇONS DE PHYSIQUE.

Les choses étant ainsi disposées, on charge cet appareil comme une bouteille de Leyde ; on le place sur un gAteau de résine; on enlève le vase intérieur A, puis le vase de verre, et on remet à Tétât neutre les deux armatures, en les louchant avec la main. On remonte ensuite l’appareil, et on obtient encore, à Taide de l’excitateur, une vive élificelle : ce qui prouve bien qu’une partie des fluides électriques résidait sur la lame de verre.

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