Actions réciproques des pôles de deuxalnianls
Prenons maintenant les aimants qui, dans l’expérience précédente, se sont orientés dans l’espace; suspendons l’aimant AB à un fil CD (fîg. 258), ou bien sur un pivot vertical comme dans la figure 256 ; puis approchons de l’extrémité B qui se dirigeait vers le sud le pôle sud b d’un autre aimant; immédiatement il y a répulsion, et l’aiman t AB se met en mouvement dans le sens indiqué par la flèche courbe ; présentons le pôle sud ù au pôle nord A, et l’aimant mobile sera attiré. On constaterait de même que le pôle sud a de l’aimant tenu à la main attire B et repousse A.
Ces faits nous conduisent ù lu loi suivante : les pôles de
mêrm nom se repoussenty les pôles de noms contraires s’al-tirent, .
373. Hypothèse de deux fluides ma|çn étiques. — Nous suivrons ici la niéme méthode que dansTétude deTélectricité^et, pour expliquer les faits qui précèdent, nous admettrons l’hypothèse de deux fluides magnétiques, l’un résidant vers le pôle nord de la terre et appelé pour cette raison fluide boréaly l’autre résidant vers le pôle sud et appellé fluide austral. Nous admettrons que les pôles de môme nature dans les aimants contiennent des fluides de même nom, que les fluides de ménie nom se repoussent et que ceux de nom contraire s’attirent.
Par suite de ces conventions, on est conduit à appeler pôle austral le pôle nord d’un aimant, puisque, se dirigeant vers le point de la terre où réside le fluide boréal, il doit contenir du fluide austral, et pôle boréal le pôle sud de ce môme aimant.
, Nous ferons remarquer, comme nous l’avons fait en étudiant l’électricité, que ce qui précède n’est que de pure hypothèse ; mais comme ces hypothèses expliquent tous les faits connus sans que rien vienne les infirmer, il est légitime de les admettre.