‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 14 sur 200 · BASCULE · texte numérisé non relu

BASCULE

dix fois plus petits, ce qui est un avantage évident pour la rapidité de l’opération. Elle est représentée par la figure 30; la figure 31 en fera saisir plus facilement le mécanisme.

Fi^f. 30.

Le plateau AB est destinéà recevoir les corps que l’on veut peser. Il se relève suivant BC; contre BG vient se fixer une pièce inclinée CD. Le plateau n’a que deux points de support ; l’un en Esur une barre capable d’osciller autour du point F et s’appuyant sur Tex- Irémilé inférieure de la tringle GL ; l’autre en D par l’intermé

St

j( diaire de la pièce inclinée qui vient s’appuyer sur une tringle IIK. f Les deux tringles HK et GL sont accrochées aux points L et K à

j; une barre LN mobile autour du point M. De plus LM est égale à

dnq fois la longueur de KM, et FG est cinq fois plus long que FE. D’autre part, la barre LN porte à son extrémité un plateau P destiné à recevoir des poids marqués, et le point M est placé de telle sorte que MN soit égale à dix fois KM.

Ceci posé, il est évident que la charge Q du plateau AB se trouve répartie entre le point E et le point D. Le point D transmet intégralement en K la portion de charge qu’il supporte. Quant au point G, il ne reçoit que le cinquième de la charge supportée en E; car FE étant le cinquième de FG, il suffirait, pour faire équilibre aux poids appliqués en E, d’appliquer en G des poids cinq fois plus faibles. Donc la charge totale arrive sur le bras de levier LM divisée en deux parties : en K, la première partie arrive intégralement; en L, la seconde partie arrive réduite au cinquième ; mais comme cette seconde partie agit à une distance LM du point de suspension cinq fois plus considérable que KM, elle a cinq fois plus d’effet que si elle agissait en K, et par suite tout se passe comme si la charge totale agissait au point K. Nous ferons encore remarquer que le bras de fléau NM étant dix fois plus long que le bras KM, il faudra employer dans la manœuvre de celte balance des poids dix fois plus petits que ceux qui représentent le poids du fardeau à peser. Il faudra donc, après la pesée, multiplier par 10 le nombre de poids marqués mis dans le plateau P.

On reconnaît l’horizontalité du fléau à l’aide de deux appendices saillants b et c, dont l’un b est fixe, et dont l’autre c, mobile avec le fléau, doit venir se placer en regard du premier.

Avant de faire une pesée, on doit toujours s’assurer si la balance est horizontale quand il n’y a rien dans le plateau AB. Lorsqu’il n’en est pas ainsi, on établit au préalable l’horizontalité en mettant des poids dans une coupe a située au-dessus du plateau P.

NOTIONS SUR LES DIVERS ETATS DES CORPS

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