‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 153 sur 200 · PRODUCTION DU SON. 3(J · texte numérisé non relu

PRODUCTION DU SON. 3(J

tenu par trois fils, elle se met en vibration sous l’influence des vibrations de l’air du tuyau et le sable est projeté. Ce mouvement vibratoire se transmet au loin en dehors du tuyau, et une

Fig. 3£4.

autre membrane tendue sur un cadre et placée d distance participe au mouvement des couches atmosphériques et le communique à un pendule a (tig. 324) suspendu à sa surface.

462. Vibrations de. corps liquides. —tVertheim est par- Tenu à faire parler des tuyaux plongés dans un liquide, en y injectant un courant de ce môme liquide, dont les vibrations produisaient le son rendu par le tuyau.

463. E.e son ne se propo|;e pas dans le vide. — Les mou- ■vements vibratoires que nous venons d’étudier ont besoin pour produire une impression sur l’organe de l’ouïe, de se transmettre jusqu à lui par une suite non interrompue de milieux poniiérables. Dans le cas contraire les vibrations des corps ne pro-

PHYSIQUE POI né. a.

duisent pas de son. Otto de Guerike Ta démontré par l’expérience suivante :

On dispose sur le plateau de la machine pneumatique une sonnerie à timbre mue par un mouvement d’horlogerie et reposant sur un coussinet en ouate, on la couvre avec la cloche de la machine, puis on fait le vide. A mesure que la raréfaction de l’air augmente, le son s’affaiblit, quoiqu’on voie toujours le marteau frapper le timbre ; quand la pression n’est plus que de quelques millimètres, le son est tout à fait éteint, mais il renaît dès qu’on laisse rentrer l’air sous la cloche. Le coussinet en ouate a pour but d’amortir les vibrations de la sonnerie qui se transmettraient au dehors par la platine de la machine.

464. Propa§^ation iId son à traders l«s solides. — L’expérience suivante prouve la transmission du son par l’intermédiaire des corps solides. Si l’on place l’oreille à l’extrémité d’une longue poutre, et qu’une personne gratte avec l’ongle l’autre extrémité, on peut entendre distinctement le son produit. Ce son est cependant assez faible pour n’étre perçu qu’à condition d’avoir l’oreille placée contre la poutre.

On sait que les décharges lointaines d’artillerie sont parfaitement entendues au loin, si l’on place l’oreille contre le sol, même dans des cas où le son n’arrive pas à celui qui écoute en se tenant debout.

Le mineur, en creusant sa galerie, entend les coups du mineur qui vient à sa rencontre et juge ainsi de sa direction.

465. Propag^ation du son à traver» lea ll<iuldes. — Les liquides transmettent aussi le son : lorsque deux plongeurs sont au milieu de l’eau, l’un d’eux perçoit parfaitement le bruit de deux cailloux choqués par l’autre.

Pour prouver avec quelle facilité se fait cette transmission du son à travers les liquides, on place un vase V (fig. 325) plein de mercure sur une caisse sonore B qui peut renforcer le son d’un diapason A. On fait vibrer le diapason et on lui fait toucher la surface du mercure. Aussitôt la caisse sonore, ébranlée comme elle l’eût été si l’on avait posé directement le diapason sur elle, renforce le son produit par ce dernier.

466. Mode de propogailoii du son. — L’expérience suivante rend compte facilement du mode de propagation du son. Sept boules d’ivoire sont suspendues à une traverse en bois

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