LOIS DE LA RÉFLEXION
502. l.of» de la réOexIon. — 1° Le rayon réfléchi reste dans Je plan deV angle d'incidence ; 2® l'angle d'incidence et l'angle de réflexion sont égaux entre eux.
Fig. 339.
C.es deux lois peuvent ÔIre démontrées expérimentalement de la manière suivante.
Un cercle divisé CBL (fig. 340) est fixé à la colonne NiN' que porte un trépied P muni de vis calantes qui permettent de mettre
Fig. 340.
Tappareil bien vertical. E,Dsont des alidades mobiles autour du centre du cercle, et portant .des diaphragmes B et G. Ces diaphragmes sont perpendiculaires aux alidades et percés en leurs milieux de trous égaux dont les centres sont à égale distance du cercle divisé. En M est un miroir que l’on fixe de manière que sa
surface soit exactement horizontale. Pour démontrer, à l’aide de cet appareil, les lois qui'nous occupent, après avoir rendu le plan du cercle et le diamèire NN' bien verticaux,* on incline un miroir placé en A de manière à recevoir sur lui un rayon lumineux qu’il renvoie parallèlement au plan du cercle à travers le trou du diaphragme B. Ce rayon vient tomber au milieu du miroir M et se réfléchit. On fait alors varier la position de l’alidade E^ et on trouve toujours pour elle une position telle que le rayon réfléchi vienne passer à travers le trou du diaphragme C. Ce premier fait nous démontre la première loi de la réQexion, puisque le rayon lumineux, après avoir frappé le miroir, s’est réfléchi de telle sorte qu’il vienne passer par le trou du diaphragme C situé, comme nous l’avons dit, à une distance du plan du cercle égale à celle qui sépare de ce cercle le centre du trou B. De plus, on remarque que l’alidade mobile a pris une position telle que l’angle compris entre les alidades et le diamètre vertical NN' sont égaux entre eux. Si, par exemple, l’alidade D a été placée à 45° de N.V, l’alidade E, lorsque le rayon réfléchi passe à travers le diaphragme C, se trouve aussi à 45° de NN'.
503. DiflTubiou ou réflexion irrég'ulière. — Les corps non polis, tels que les murs blancs, le papier, ont aussi la propriété de renvoyer les rayons lumineux qui tombent sur leur surface; mais, au lieu de les renvoyer dans une direction unique soumise aux lois que nous venons d’étudier, ils les renvoient dans tous les sens. Ce phénomène a déjà été signalé par nous dans l’étude de la chaleur; il est désigné sous le nom de di/Jusion,
C’est grâce à la diffusion des rayons lumineux produits à la surface des objets que nous pouvons voir ces objets. Supposonsnous au milieu d’une chambre parfaitement obscure, les objets qu’elle renferme ne sont pas vus par nous; allumons une lampe, et les rayons lumineux qu’elle émet, allant frapper les corps situés dans la chambre, sont diffusés par eux dans tous les sens, renvoyés à notre œil, qui peut alors voir des objets tout à l’heure invisibles pour lui.
501. lllrolr§. — On appelle miroirs corps dont la surface, parfaitement polie, peut réfléchir les rayons lumineux. Suivant que leur surface est plane ou courbe, les miroirs sont d'.ls eux-inémes plans ou courbes; les effets produits sont du reste différents dans ces deux cas.