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MIROIRS PARALLÈLES

505. Miroirs plans. — Un miroir plan nous fait voiries objets dans une position symétrique de celle qu’ils occupent par rap-

Fig. 341.

port c\ sa surface. Ainsi, si nous présentons devant un miroir MM' (6g. 341) un objet Aa en l’inclinant par rapport à ce miroir, l’image A'a' que nous apercevons derrière le miroir est aussi inclinée et située de telle sorte que A', image de A, soit à une distance A'D derrière le miroir égale à la distance AD du point A à ce miroir. Il en est de mOme des images de tous les points du corps Aa.

Ce fait expérimental résulte de ce que tous les rayons lumineux émis par un point L (6g. 342) se réfléchissent de manière que les prolongemen ts des rayons réfléchis aillent tous se couper derrière le miroir en un point /, symétrique de L, c’est à-dire situé derrière le miroir sur la perpendiculaire LR, à une distance /R égale à LR. Nous admettrons ce principe, dont la démonstration se trouve en note et pourra être étudié par les personnes ayant quelques notions de géométrie*. L’œil, recevant une série de

4 Soit BC l’un des rayons réfléchis (Qg. 340) : si nous le prolongeons, il ira rencontrer eu A' la perpendiculaire AD, abaissée du point A sur le miroir; et les triangles ABD, BDA' seront égaux. En eCTet, ils sont rectangles et ont le côté BD commun. De plus, les angles ABD, DBA' sont égaux, car DBA' = CBM comme opposés par le sommet, CBM et ABD sont de plus égaux comme compléments des angles égaux d’in-

Fig. 312.

rayons dont les prolongements vont tous se couper en un môme point, suppose qu’en ce point se trouve une source lumineuse, et c’est de là que résulte pour nous la sensation d’une image

symétriqve de l'ohjeL

Nous remarquerons que l’image donnée par un miroir plan ne constitue pas un véritable objet lumineux ; elle n’existe que pour l’œil placé sur le trajet des rayons réfiéchis; elle est dite virtuelle par opposition avec les images réelles fournies dans d’autres circonstances, et que l’on peut recevoir sur un écran, loucher de la main, et qui sont alors de vrais corps lumineux. oOG. Miroir* parallèle» inclinr». — Lorsqu’un objet lumineux f. (fig. 343) est placé entre deux miroirs plans parallèles, il donne une série indéfinie d’images d’intensités décroissantes et qui sont toutes situées sur la perpendiculaire commune abaissée sur les miroirs par le point L. La figure 343 montre comment un œil placé en O peut apercevoir ces différentes images, c’est qu’il reçoit des rayons ayant subi une, deux, trois réflexions. On voit du reste que l’image L' formée par le miroir NN joue le rôle d’objet lumineux par rapport au miroir MM, puisque les rayons réfléchis par NN, l'ig- 3^3. Igg prolongements pas-

sant au point L', vont rencontrer le miroir MM, s y réfléchissent et donnent en A l’image de L' symétrique de L par rapport à MM,

et ainsi de suite. . . i- ^ i» «

Quand les miroirs, au lieu d’étre parallèles, sont inclinés 1 un

fluence et de rénoxion, donc les triangles rectangles ABD, DBA' sont égaux et AD - DA'. Mais le raisonnement pouvant se répéter pour tout rayon émané du point A et réfléchi par le miroir, le principe se trouve démontré.

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