DÉCOMPOSITION DE LA LUMIÈRE
de rayons solaires (6g. 364), il va former sur un écran une image ronde de Tastre. Mais si Ton place un prisme sur le trajet du faisceau: LA, celui-ci se trouve dévié, et l’imagé ronde et blanche est changée en une image oblongue RV et présentant sept couleurs principales : violet^ indigo , bleu.^ verl^ jaune^ oran^jé^ rouge, ‘ : i • . " • ' • .
Nous ferçns remarquer que dans la figure les parties inférieures Vdu spectre sont violettes, la partie R supérieure rouge.
La planche placée au commencement du volume représente en AH le spectre solaire.
Newton attribua ce pliénomèneà une inégale réfrangibilité des t*ayons différents qui composent la lumière solaire; et, pour vérifier rexactitudc de cette explication, il reçut sur un prisme successivement les différentes couleurs du spectre. Pour cela, il recevait lespectre sur un petit écran percé d’une ouverture qu il amenait dans les différentes régions de ce spectre. L’ouverture laissaitalors passer successivement chacune des couleurs, etNewton notait la déviation produite sur chacune d’ellespar un prisme situé derrière l’écran. Il conslala alors qu’elles étaient inégalement déviées, que la plus déviée ou la plus réfrangible était le \iolet, et que la réfrangibilité décroissait du violet au rouge.
Il est alors très-facile d’expliquer la génération et la forme du spectre solaire. Imaginons qu’il n’y ait dans la lumière blanche que les couleurs extrêmes, le rouge et le violet, nous aurons alors deux images du soleil, l’une rouge en R (fig. 30o), l’autre violette en V;s’il contient sept couleurs, les cinq couleurs intermédiaires donnent cinq petites images interposées entre R et V, et empiétant l’une sur l’autre. De là la forme allongée du spectre, et sa division en bandes colorées.
523. Reeompoeilion de la lainière. — Pour vérifiersathéoric,Newtorifilunesérie d’expériences ayant pour effet de recomposer la lumière blanche avec les sept couleurs obtenues par une première décomposition; nous ne citerons que la suivante.
Sur le trajet du faisceau décomposé par un premier prisme, on place un second prisme identique au premier, mais ayant sa base et son sommet tour- ^ ^
nés en sens inverse (fig. 366). L’action du second prisme devient
inverse de celle’ du premier, et les rayons séparés à la sortie du premier prisme, qui forment le faisceau divergent CDEF et donneraient par suite une image oblongue et colorée, se trouvent rassemblés à la sortie du second en un faisceau à rayons parallèles qui donnera une image ronde et blanche.
L’effet des prismes est de détruire le parallélisme des rayons solaires ; lorsque le parallélisme subsiste , il n’y a pas de coloration. Aussi un faisceau de rayons solaires qui traverse une lame à faces parallèles en sort blanc comme à l’entrée. L’expé-
rience suivante est souvent faite dans les cours. Une cuvette rectangulaire en glace est divisée en deux compartiments prismatiques par une cloison diagonale en gla:e. L’un des compartiments est rempli d’eau, il forme alors un prisme; si l’on reçoit sur la cuve un faisceau solaire, on obtient à la sortie un spectre ; mais si l’on vient à remplir d’eau le second compartiment, l’ensemble des deux prismes forme une lame à faces parallèles, et on obtient une image ronde et blanche du soleil.
l>2i. IjCS couleurs du spectre sont des couleurs simpleu. — Une couleur est dite simj.le lorsqu’il est impossible delà décomposer en d’autres couleurs, quelles que soient les actions auxquelles on la soumette. Newton a constaté que les sept couleurs du spectre étaient des couleurs simples.
52.'). Couleurs des corps. — Les corps nous deviennent visibles par la lumière qu’ils nous renvoient. Si un corps nous paraît rouge, c’est qu’il ne renvoie à notre œil que les rayons rouges, les autres rayons simples étant absorbés par lui. Un