‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 2 sur 200 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

les sciences physiques ont pris, depuis te commencement de ce siècle, un tel essor ; elles ont servi de point de départ à tant d^applicatioiis fécondes, à tant dMndustries utiles, que leur étude ne peut plus rester le privilège de quelques-uns: elles doivent être vulgarisées et connues de tous.

Les femmes elleS-ménles, qu'on a eu le tort jusqu'ici de ne pas initier assez à la connaissance des grandes lois de la nature, doivent avoir leur part dans cet enseignement des sciences physiques. Là, comme ailleurs, il est nécessaire qu^eltes acquièrent des connaissances qui leur permettent de participer davantage à l'éducation de leurs enfants et de mieux seconder ceux qui se vouent à l’enseignement de la jeunesse.

Combien de mères, à notre époque, et je parle des plus instruites et des plus intelligentes, qui sont obligées de rester muettes devant les questions d'un enfant, devant

PHÉFACE

ces questions qui révèlent tant de grâces naïves et mettent souvent en évidence un talent d’observation qui étonne l La réponse cependant serait souvent bien facile pour celles qui auraient étudié les éléments des sciences.

Combien de femmes aussi pour lesquelles les lois les plus simples de Thygiène et de l’économie domestique restent incomprises, parce qu’elles ignorent les principes qui leur servent de base !

Notre but, en rédigeant le double ouvrage que nous publions, a été de concourir pour notre faible part à cette œuvre de vulgarisation qui est une nécessité de notre époque.

Pour atteindre ce but, il faut enlever à la science ce qu’elle a de rude et d’austère, se rappeler souvent que, si les formes du langage scientifique sont nécessaires aux progrès, elles nuisent à la vulgarisation. Nous avons écarto de ces leçons tous les faits d’importance secondaire, restés usqu’ici sans application, pour ne porter l’attention que sur les principaux, et mieux faire ressortir de leur examen les grandes lois qui les résument et qui président avec tant d’harmonie au jeu des forces de la nature.

Nous avons toujours essayé de parler un langage que tous puissent facilement comprendre, sans rien perdre cependant de la rigueur et de la précision qui doivent être les premières qualités de tout ouvrage scientifique.

La plupart des applications pratiques ont été étudiées avec détail. Nous citerons :

En physique : le chauffage et la ventilation des appar lements, les machines à vapeur, la galvanoplastie, la télégraphie électrique, la photographie, les instruments de musique.

En chimie : les propriétés de l’air, de l’eau, et leurs ap-

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plicâtions ; les procédés de blanchiment de la laine, de la soie, du lin et du coton; Tétude du diamant et des principales variétés de charbon; le gaz de l’éclairage; le blanchissage du linge ; la fabrication des poteries, des porcelaines et du verre; les propriétés des métaux utiles; la fabrication du vinaigre, de l’amidon, du papier, du vin, de la bière, du cidre, des bougies, des savons, etc. ; l’élude du lait, du beurre et des conserves alimentaires.

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