AW'omètre ou balance de !Vicliol
•onL — L’aréomètre ou balance de Nicholson est spécialement employé pour prendre des densités de corps solides.
11 se compose d’un cylindre en cuivre ou en fer-blanc vernissé (fig. 08), terminé par des cônes. Le cône supérieur porte une tige surmontée par un plateau A. Eu D est le trait d* affleurement. Le cône inférieur soutient, à l’aide d’un crochet,une corbeille C qui contient sous un double fond des grains de plomb destinés à lester l’appareil, de manière qu’il se tienne vertical dans l’eau, mais
* Nicbolsoo, physicien anglais, né à Londres eu 1733, morl en 1815.
Fig. 68.
ARÉOMÈTRES.
qu’il n’enfonce pas jusqu’au Irait d’affleurement. Soit à déterminer la densité d’un morceau de marbre. On le place sur le plateau A avec de la grenaille de plomb, jusqu’à ce que l’instrument affleure en D; puis on le relire, l’affleurement cesse, et, pour le rétablir, on met en A des poids gradués qui représentent évidemment le poids du corps, soient 1 18^,70. Puis, après avoir retiré les poids gradués du plateau A, on soulève l’aréomètre et on met le morceau de marbre dans la corbeille G ; on replonge l’aréomètre dans l’eau, l’affleurement n’existe plus, puisque l’instrument subit en plus la poussée de l’eau sur le morceau de marbre. Pour détruire l’effet de cette poussée, on ajoute des poids en A jusqu’à ce que l’afflenrement soit rétabli, soient Ils représentent évidemment le poids du volume d’eau déplacé par le morceau de marbre. En divisant 70 par on aura la densité du marbre qui est égale à 5,34.
91. Aréomètre de Falirenlieit. — Fahrenheit * a imaginé un aréomètre qui sert à mesurer la densité des corps liquides. Comme il est destiné à être plongé dans des liquides dont quelques-uns pourraient attaquer les métaux, on le fait ordinairement en verre.
Il se compose d’une partie renflée B (fig. fi9), terminée par une boule G remplie de mercure ou de grenaille de plomb destinée à lester l’appareil. La partie supérieure présente une tige portant un plateau A. En D se trouve le point d’affleurement.
Le poids de l’instrument étant connu à l’avance, soient 2005'', on le plonge dans le liquide dont on veut déterminer la densité, l’acide nitrique par exemple. Supposons que, pourle faire affleurer, il faille ajouter 48*' sur le plateau A.
200*' plus 48*' ou 248*' représentant le poids de l’aréomètre et des poids qu’il supporte, représentent évidemment le poids d’un volume d’acide nitrique égal au volume de l’aréomètre depuis son extrémité inférieure jusqu’au trait d’affleurement, car l’instrument n’est en équilibre que lorsque la poussée qu’il subit est égale à son poids. Après avoir
' Fahrenheit, physicien, né à Danlzick en 1690, mort en 1740. ^
Fig. 69.
So I
essuyé l’instrument, on le plonge dans l’eau et on le fait affleurer en ajoutant des poids dans le plateau, soient 3»^. Le poids do l’aréomètre est alors 2008' piQg 3gr ou 203*' qui représentent le poids d’un volume d’eau égal à celui de tout à l’heure. En divisant 248 8' par 2038', on aura la densité de l’acide nitrique qui est égale à 1 ,22.