‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 39 sur 200 · MACHINE DE COMPRESSION · texte numérisé non relu

MACHINE DE COMPRESSION

i 32 . La machine de compression, réduite à son plus grand état de simplicité, se compose d’un corps de pompe C (fig. 113) mis en communication avec un récipient R. Le piston qui se meut dans ce corps de pompe porte une soupape S' s’ouvrant de haut en bas; le canal de communication avec le récipient est fermé à son entrée par une soupape S s’ouvrant aussi de haut en bas. On voit que le jeu des soupapes est inverse de celui que nous avons vu dans la machine pneumatique. Aussi l’efTet produit sera-t-il inverse aussi.

Supposons le piston en haut de sa course.

Abaissons-le : l’air contenu dans le corps de pompe se comprime, sa force élastique augmente, et pendantqu’elle maintient ferméela soupape S', elle fait ouvrir la soupape S. A mesure que le piston descend, l’air est donc refoulé dans le récipientR, où sa force élastique devient supérieure à celle de l’atmosphère. Le piston étant arrivé au bas de sa course, soulevons-le ; le vide se fait en C, la soupape S se referme par l’action de l’air du récipicn t et la pression de l’atmosphère faisant ouvrir la soupape S', l’air extérieur rentre dans le corps de pompe. Lorsque le piston est arrivé au haut de sa course, il est entré dans l’appareil un volume d’air égal au volume du corps de pompe. Ce volume d’air sera à son tour refoulé dans le récipient à la première descente du piston, et ainsi de suite.

On voit que cet appareil produit un effet inverse de celui de la machine pneumatique, puisque, grAce A lui, on peut accumuler dans le récipient des quantités d’air de plus en plus considérables. Nous remarquerons que la machine de compression cessera de fonctionner dèsque là force élastique de l’air dansle récipientsera supérieure à celle qu’acquiert l’air du corps de pompe par la compression que lui fait subir la descente du piston. On comprend qu’on pourrait remplacer le piston que nous venons de décrire par un piston plein, en ayant soin de pratiquer sur la surface du

iO0 LEÇONS DE PHYSIQUE.

corps de pompe une ouverture susceptible d’ôtre ouverte ou fermée par une soupape manœuvrant de dehors en dedans. C’est cette disposition qu’on adopte pour la fontaine de compression que nous allons décrire.

433. Fontaine de compi*e«»lon. — Un récipient métallique FGH (fig. 114) est en partie rempli d’eau : un tube 1 plonge dans l’appareil et se termine par une partie renflée percée de trous, comme une pomme d’arrosoir. Au-dessus du robinet D on visse une machine de compression réduite à son corps de pompe.

Fig. 114. Fig. U5.

Le détail des soupapes est représenté par la figure 415. La tubulure D s’ouvre dans l’atmosphère, ou bien es.ten communication avec un espace rempli de gaz. Dès qu’on fait jouer le piston, le gaz est refoulé dans l’appareil, monte à travers le liquide et vient

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