FUSIL A VENT
iol
s’accumuler dans la partie supérieure du récipient. Dès qu’on en a introduit une quantité suffisante, on ferme le robinet D (fig. H4) et on remplace le corps de pompe par un ajutage. Si l’on ouvre alors de nouveau le robinet D, l’air comprimé à l’intérieur exerçant sa force élastique sur Teau la fait monter à travers le tube I, et la projette avec force au dehors.
134. Fontaine de Héron. — L’est encore la force élastique de l’air comprimé qui produit le jet d’eau dans la fontaine de Héron. Elle se compose de trois vases A, B, C (fig. 116), placés les uns au-dessus des autres et reliés par des tubes métalliques. Un tube E partant du fond du vase A traverse le vase B et va aboutir au fond du vase C. Un tube D partant de la partie supérieure de C va se terminer en haut du vase B. Enfin un tube plus court que les précédents part d’un ajutage à robinet situé au cenire du vase A et va s’ouvrir au fond de D.
On commence, à l’aide d’un trou pratiqué dans la cuvette A, par verser de l’eau dans le vase B; puis on verse dans A de l’eau qui s’écoule dans le vase C, et qui, à mesure qu’elle y arrive, refoule l’air qu’il contient par le tube D dans la partie supérieure de B. Là, l’air se comprime, sa force élastique augmente, et dès qu’on ouvre le robinet de Fig. ne.
l’ajutage, l’eau poussée dans le tube court s’échappe au dehors sous la forme de jet.
t35. Fusil à vent. — Cet instrument est destiné, comme son nom l’indique, à lancer des projectiles par la force élastique de l’air comprimé. La crosse C (fig. 117) est constituée par un réservoir à soupape ; le canal ab peut être fermé par cette soupape que presse un ressort à boudin ; on visse sur la crosse une machine de compression à l’aide de laquelle on comprime de l’air dans le réservoir. Puis on enlève celte machine que l’on rein-
LEÇONS DE PHYSIQUE, place par un canon destiné à recevoir le projectile. Une détente
Fig. 117.
que le raouvement du chien fait partir ouvre la soupape pendant un instant trèscourt : l’air se précipite avec violence dans le canon, chasse la balle, et la soupape se referme aussitôt.
136. aioafflets. — Les soufflets d’appartement dont nous nous servons pour activer la combustion dans nos foyers se composent de deux tablettes A et B (flg. 118) réunies par une lame
Fig. H8.
de cuir soutenue par des cerceaux ; en D se trouve une soupape s’ouvrant de dehors en dedans. Le réservoir E se prolonge par un tuyau G appelé tuyère. Supposons d’abord les deux tablettes à peu près appliquées l’une contre l’autre; dès qu’on les écarte, la soupape D se soulève et laisse rentrer l’air extérieur; dès qu’on les approche, l’air du réservoir se comprime, referme la soupape D et s’échappe par la tuyère G.
137. Soufflets à vent continu. — Le soufflet que nous venons de décrire ne donne qu’un jet d’air intermittent. Lorsqu’on veut un jet continu, on se sert du soufflet à double vent qui est employé dans les forges.
11 est formé de trois tablettes A, B, G (flg. 119), dont l’une B est fixe : elles sont réunies par des lames de cuir de manière à former deux compartiments P et Q. En S se trouve une soupape s’ouvrant de dehors en dedans, en S' une autre soupape s’ouvrant de P versQ, enfin la tuyère T vient aboutir dans le compartiment Q. Si l’on soulève la tablette G, l’air comprimé en P fait ouvrir la soupape S' et passant dans le compartiment Ü soulève la tablette A, en môme temps qu’une partie s’écoule par la tuyère. Si on laisse ensuite retomber la tablette G à laquelle est suspendu un poids M, la soupape S' se referme et l’air exté-