‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 42 sur 200 · Pompe foulante · texte numérisé non relu

Pompe foulante

— Dans la pompe foulante un piston plein A (fig. 124) reçoit un mouvement de va-et-vient dans un corps de pompe qui plonge au milieu de l’eau. Une ouverture pratiquée à la base inférieure du corps de pompe est munie d’une soupape B capable de s’ouvrir de bas en haut; une autre ouverture, pratiquée aussi au bas du corps de pompe sur la paroi latérale, le met en communication avec un tuyau D dans lequel l’eau doit ôire élevée: une soupape C s’ouvrant de dedans en dehors est établie sur cette ouverture. Lorsque le piston s’élève, le vide se fait audessous de lui. La pression atmosphérique qui s’exerce sur le

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niveau du puisard se trausmel de bas en haut à la soupape B, force celte soupape à se soulever et Teau à suivre le piston en remplissant le corps de pompe: Lorsque le piston, parvenu en haut de sa course, s'arrCle, la soupape B retombe en vertu de son poids. Puis, lorsqu'on fait descendre le piston, la pression qu’il exerce sur l’eau se transmet à la soupape G et l’ouvre : le liquide pénètre dans le tuyau 1) et s’y élève à une certaine hauteur. Après un nombre suffisant de coups de piston, souvent après un seul, le tuyau D est rempli et l’eau se déverse à la partie supérieure,

142. Pompe à Incendie. — La pompe à incendie (fig. 125) est une véritable pompe foulante modifiée de manière à fournir

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Fig.- 125.

un jet d’eau régulier et continu. Il est évident que dans la pompe foulante que nous venons de décrire, l’eau cesse de jaillir parle tuyau de déversemen t chaque fois que le piston s’élève dans le corps de pompe. Dans la pompe à incendie, on accouple deux corps de pompe, comme dans la machine pneumatique : ils plongent dans une bûche où l’on verse de l’eau ; les pistons P et P' se meuvent en même temps, mais en sens contraire. Pendant que le piston P' ' montant aspire l’eau par la soupape d' et cesse d’en envoyer au dehors, le piston P descendant refoule le liquide parla soupape c. De celle manière, le jet n’est pas interrompu ; mais malgré

Ii4 LEÇONS DE PHYSIQUE.

cette disposition, il ne serait pas encore régulier, il se ralentirait sensiblement au moment où les pislons’changeraient de sens dans leur mouvement. Pour éviter cet inconvénient, le liquide, avant de se rendre dans le tuyau de refoulement' est envoyé dans un réservoir à air A qui communique avec les corps de pompe par les soupapes c et c, T/eau, en arrivant dans ce réservoir, comprime au-dessus d’elle l’air qu’il contient et la force élastique de celui-ci réagissant sur elle la pousse dans le tuyau hb' qui descend jusqu’au fond du réservoir. De cette manière, au moment où les pistons changeant de sens cessent de refouler. Pair agit et entretient un jet régulier.

143. Pompe aspirante et foulante. — La pompe aspirante et foulante est, comme son nom l’indique, une combinaison des

deux pompes que nous venons de décrire. Elle se compose d’un tuyau d’aspiration (fig. 120), à la partie supérieure duquel est une soupape s s’ouvrant de bas en haut, d’un corps de pompe ABCD dans lequel se meut un piston plein, et d’un tuyau de refoulement T à l’entrée duquel se trouve une soupape 5 ’, s’ouvrant de dedans en dehors. On voit facilement comment fonctionne celte pompe : elle joue alternativement le rôle de pompe aspirante et de pompe foulante.

144. Pompe aspirante et élévatoire. — On donne le nom de pompe aspirante et élévatoire à une pompe qui n’est qu’une modification de la précédente. Le corps de pompe est fermé à sa base supérieure (fig. 127); il porte dans le haut un tuyau d’élévation R. Le piston est muni d’ouvertures garnies de soupapes s’ouvrant de bas en haut. 11 est facile de comprendre que lorsque le piston s’élève, l’eau du puisard est aspirée, la soupape S'étant ouverte; qu’en môme temps l’eau qui se trouve au-dessus du piston est soulevée par lui, les soupapes S, S étant fermées. D’autre part, lorsque le pis-

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ton descend, la soupape S' se ferme et, les soupapes S, S s’ouvrant, l’eau aspirée pendant le mouvement précédent du piston passe au-dessus de celui-ci.

Fig. 128.

I.a figure 1 28 représente un modèle de pompe aspirante et élévatoire employée dans les cabinets de physique.

145. Pompes de mines. — L’épuisement des* eaux qui affluent dans les mines se fait au moyen de pompes. Mais comme les puits de mines sont souvent très-profonds, le tuyau d’aspiration devrait avoir une longueur supérieure à 10™, 33, auquel cas la pompe ne peut plus fonctionner. Pour surmonter cet obstacle, on divise le puits en plusieurs étages, et à chaque étage se trouve une pompe qui refoule l'eau i\ l’étage supérieur.

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Une môme tige AA (fig. 129), qui s’étend du haut en bas du puits, et que l’on nomme tige maitresse, porte les pistons B, B' des diverses pompes: elle est animée d’un mouvement de va-et-vient; le piston A aspire l’eau dans le réservoir inférieur, la refoule dans le tube CC qui va la déverser dans un réservoir supérieur où elle est ellemême aspirée par le piston B^ et refoulée dans le tube G', qui la conduit plus haut, et ainsi de suite.

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