MACHINES SOUFFLANTES
rieur rentre dans P par la soupape S. Mais pendant ce temps Técoulement du gaz continue par la tuyère T, sous Faction d’un
Fig. 119.
poids M' qui, placé sur la tablette A, tend toujours à l’abaisser. L’insufflation est alors un peu moins forte.
Dans les petits soufflets d’appartement à vent continu (fig. 120), le poids M' est remplacé par un ressort qui tend toujours à rapprocher les tablettes extrêmes.
138. Machines soufflantes. — Les machines souftlantes que l’on emploie si souvent dans les usines et, en particulier, dansles établissements métallurgiques, pour lancer de l’air dans les fourneaux et activer la combustion, sont de diverses formes. Tantôt ce sont d’énormes soufflets comme ceux que nous venons de décrire; tantôt elles se composent essentiellement d’un trèslarge corps de pompe A (fig. 121), dont le piston P est mis en mouvement par une machine à vapeur ou par une roue hydraulique; c, c", c', c’" sont quatre soupapes; les deux soupapes
PHYSIQUE poinÉ* 7
uo
c*y c*" s’ouvrenl de dehors en dedans et donnent accès à Pair extérieur. Lorsque le piston descend, les soupapes sont dans la
position représentée par la figure, l’air entre par c' et sort par c'’ , Lorsque le piston monte, la disposition est inverse, l’air entre par et sort par c”.
POMPES
130. Les pompes servent à élever les liquides à une hauteur plus ou moins considérable au-dessus du réservoir où ils sont contenus. Nous les diviserons en trois classes:
1® Pompes aspirantes; 2° pompes foulantes; 3° pompes aspirantes et foulantes.
140. Pompe aspirante. — Dans la pompe aspirante^ le piston A (fig. 122) reçoit un mouvement de va-et-vient dans l’intérieur d’un corps de pompe B qui communique par un tuyau d’aspiration C avec le réservoir où l’on veut puiser l’eau et qu’on
POMPES
appelle puisard. Une soupape D, s'ouvrant de bas en haut, est placée à l’entrée du tuyau d’aspiration. I.e piston est percé de deux ouvertures sur lesquelles s’appliquent deux soupapes s’ouvrant de bas en haut (fig. 153). Un.
(uyau de déversement E est greffé à la partie supérieure du corps de pompe.
Supposons le piston au bas de sa
course : s’il s’élève, le vide se fait
au-dessous de lui, et l’air con-
tenu dans le tuyau d’aspiration soulève la soupape D pour se rendre en partie dans le corps de pompe ; mais, par suite de cette augmentation de volume, sa force élastique diminue, et le liquide qui était au même niveau dans le tuyau C et dans le puisard, s’élève dans le tuyau, jusqu’à ce que la colonne soulevée, augmentée delà force élastique de l’air qui la surmonte, fasse équilibre à l’atmosphère, dont la pression s’exerce sur la surface de l’eau dans le puisard. Pendant celte première ascension du piston, ses soupapes sont restées fermées; dès qu’il descend, elles s’ouvrent par suite de la compression de l’air dont elles laissent échapper un volume égal au volume du corps de pompe. Quand le piston, arrivé au bas de sa course, est de nouveau soulevé, les mêmes phénomènes se reproduisent ; une nouvelle quantité d’air est extraite du tuyau d’aspiration, et une nouvelle quantité d’eau s’y élève. On voit que cette pompe va fonctionner comme une véritable machine pneumatique, jusqu’à ce que tout l’air en ait été extrait et remplacé par l’eau qui arrive du puisard. A ce moment on dit que la pompe est amorcée. Si alors on continue ù
Fig. 122.
Fig. 123.
faire fonctionner le piston, chaque fois qu’il descend, l’eau enfermée dans le corps de pompe passe au-dessus de lui en soulevant les soupapes, et chaque fois qu’il remonte, il élève l’eau qui se
trouve sur. sa face supérieure, la fait écouler par le conduit E, et en même temps aspire une nouvelle quantité de liquide du puisard.
Cette explication suppose évidemment que la distance qui sépare la base inférieure du piston du niveau de l’eau dansle puisard doit, pour toutes les positions du piston, être toujours inférieure à t0“,33. On se rappelle en efl’et que la pression atmosphérique équivaut ordinairement à une colonne d’eau de 10“,33 environ, et c’est elle qui fait monter l’eau dans la pompe. Dans la pratique, cette distance ne doit môme pas ôtre aussi grande, à cause des imperfections de construction qui ne permettent pas de faire avec
ces instruments un vide complet. Elle ne doit pas dépasser 8 mètres environ.