FONTAINES INTERMITTENTES
raine G (fig. 135) soit mise en communication avec l'extérieur par une fissure recourbée ABC. Tant que les pluies en s’infiltrant, n’auront point accumulé dans la cavité un volume d’eau suffisant pour que le niveau s'élève au-dessus de la courbure B, l’eau
Fig. 135.
prendra le môme niveau dans la branche AB et dans la cavité; mais dès que le niveau aura atteint le sommet B, le siphon ABC sera amorcé et l’eau de la cavité s’écoulera jusqu’à ce que l’orifice A soit à découvert. La source cessera alors de couler en C, jusqu’à ce que, la cavité se remplissant do nouveau, le liquide arrive au niveau du point B.
149. Fontaine Intermittente de Stnrmlus. — On trouve dans les cabinets de physique un appareil connu sous le nom de fontaine intermittente et dont le jeu repose sur des principes différents. Elle se compose du vase A (fig. 136) bouché à l’émeri à sa partie supérieure et mastiqué à sa partie inférieure dans une virole en cuivre portant de petits ajutages en D, D', D". Un tube B traverse la virole, va s’ouvrir à la partie supérieure A et descend jusque dans un bassin C, au milieu duquel il est supporté par un trépied. Ce bassines! percé d’un trou central.
Voici le jeu de cel appareil. On verse de Teau dans le vase A et on le bouche. La pression de l'atmosphère qui s'exerce par le
tube B sur le niveau du liquide dans le vase étant contre-balancée par la môme pression exercée à l’orifice des ajutages, l’eau s’écoule par ceux-ci en vertu de son poids; mais comme le trou central percé dans le bassin G laisse écouler moins de liquide que n’en fournissent les ajutages, l’orifice inférieur du tube B se trouve bientôt immergé, et l’air extérieur n’a plus d’accès dans l’appareil. Mais alors le liquide s’écoulant, Pair intérieur augmente de volume, sa force élastique diminue, et il arrive un moment où cette force élastique augmentée de la colonne d’eau contenue dans le vase A est plus petite que la pression atmosphérique. L’écoulement s’arrête alors. Pendant qu'il est suspendu, le bassin se vide, et l’orifice inférieur de B se trouvant mis ^nu, l’air peut entrer à l’intérieur, et l’écoulement recommence jusqu’à ce qu’il soit encore arrêté par le môme motif que tout à l’heure, et ainsi de suite.
150. Pipette. — On emploie souvent dans les laboratoires, pour transvaser de petites quantités de liquides, un instrument connu sous le nom de pipette. Il se compose d’un tube ABCD (fig. 137) renfié en son milieu et terminé à son extrémité inférieure par un orifice très-étroit. On plonge la pipette dans le liquide que l’on veut transvaser, les niveaux à l’intérieur et à l’extérieur se mettent sur le prolongement l’un de l’autre, et l’instrument s’emplit. Si alors on bouche avec le doigt l’orifice supérieur A, on peut soulever la pipette hors de l’eau, sans que le liquide s’échappe. On la transporte alors dans le vase où doit se faire le transvasement, et lorsquel’on soulève le doigt qui bouche l’orifice, le liquide s’écoule, l.e jeu de cet instrument s’ex-
Fig. 133.