ET DES LIQUIDES
loi. l,e principe d’Archimède doit s’appliquer aux gaz comme aux liquides, puisque nous avons vu que les conditions d’équilibre des liquides pesants peuvent s’appliquer aux gaz qui
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ne sont pas soumis à d’autre force que la pesanteur. Nous admettrons donc qu’an corps plonyé dans Cair subit^ de la part de ce fluideyune poussée verticale de bas en haut égale au poids du volume d'air déplacé.
Du reste, pour démontrer l’existence de cette poussée nous
pouvons citer l’expérience suivante dite du baroscope, et due à Otto de Guéricke. Mettons en équilibre dans l’air, aux deux extrémités d’un fléau de balance, deux masses de cuivre, l’une massive C (fig. iS9), l’autre creuse B et beaucoup plus grosse que la première. Transportons l’appareil sous la cloche de la machine pneumatique et faisons le vide : le fléau s’incline immédiatement du côté de la plus grosse boule ; voici pourquoi: dans l’air, la grosse masse supportait une poussée plus considérable que la petite, puisque le volume déplacé était plus grand ; par conséquent, s’il y avait équilibre malgré cet excès de poussée, c’est que la grosse masse avait un excès de poids sur la petite. Dans le vide, les poussées sont supprimées et l’excès de poids fait incliner le fléau du côté où il agit.
152. Aérostats. — L’ascension des aérostats au milieu de Tair repose sur le principe précédent. L’idée de leur invention est due à un physicien du dix-septième siècle, F. Lana. Mais les premières expériences ont été faites en 1782 par les frères Montgolfîer, fabricants de papiers à Annonay *.
Ils gonflèrent avec de l’air chaud un globe de toile doublé de papier à l’intérieur et ayant près de 12 mètres de diamètre. Pour cela ils allumèrent un fourneau au-dessous d’une ouverture pratiquée à la partie inférieure du ballon; celui-ci se gonfla et, comme l’air chaud est plus léger que l’air froid, il subit, dès qu’il fut gonflé, une poussée plus grande que son poids. Sous l’influence de celte poussée, il s’éleva dans l’air avec une vitesse considérable, dès qu'il fut abandonné à lui-mômé.
1 Pour Thistorique de cette qucstiou, voir V Histoire des découvertes scientifiques y par L. Figuier. * . .
Fig. 139.