‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 48 sur 200 · AÉROSTATS · texte numérisé non relu

AÉROSTATS

. Pour entretenir la température de Pair intérieur, on avait suspendu au ballon un réchaud rempli de matières en combustion.

Le 2t octobre 1773, Pilatre de Rozier et le marquis d’Arlande s’aventurèrent dans les airs, portés par une nacelle suspendue à un aérostat construit par Montgoltier. L’expérience faite dans les jardins de la Muette, au bois de Boulogne, en présence du Dauphin et de sa suite, réussit parfaitement. Les deux aéronautes s’élevèrent à une grande hauteur et furent portés au delà de la barrière d’Enfer. Arrivés là, ils cessèrent le feu ; la machine s’abattit lentement et se reposa sur la Batte aux CailleSy entre le Moulin vieux et le Moulin des merveilles.

Plus tard, Charles, Pilatre de Rozier, Romain, Blanchard, le duc de Chartres, reprirent ces expériences. Pilatre de Rozier et Romain firent, le 5 juin 1785, à Boulogne, une ascension qui leur coûta la vie.

On emploie aujourd’hui pour les ascensions aérostatiques des ballons qu’on emplit de gaz hydrogène ou de gaz de l’éclairage. Ces ballons sont faits avec un tatfetas verni qui pèse environ 250 grammes par mètre carré. Ils sont enveloppés (fig. 140) d’un filet fait avec des cordes dont les prolongements soutiennent la nacelle.

‘ Le gaz est introduit par la partie inférieure (fig. 141). Une soupape, placée en haut du ballon et que l’aéronaute peut ouvrir à l’aide d’une corde, permet de laisser échapper du gaz. On comprend facilement que la force ascensionnelle d’un aérostat est d’autant plus grande que la différence entre la densité de l’air et celle du gaz qui le gonfle est plus considérable. Elle est égale à la différence qui existe entre le poids de l’air déplacé et le poids du ballon lui-mème. Elle croît très-rapidement avec les dimensions de l’aérostat.

' Les aéronautes ont l’habitude d’emporter avec eux des sacs de sable qui leur servent de lest. Dès qu’arrivés à une certaine hau-

leur ils veulent s’élever davantage, ils jettent ce lest, et le ballon diminuant de poids, tandis que la poussée reste la même, se dir rige bientôt vers les régions supérieures.

.Fig. 141.

T-orsqueTaéronaute veut opérer sa descente, il ouvre la soupape dont nous avons parlé, le gaz s’échappe un peu, le ballon diminue de volume et descend. Si la chute est trop rapide, 6u si l’aérostat se dirige vers un lieu où l’aéronaute ne pourrait descendre sans danger, il suffit de jeter un peu de lest et le ballon reprend son mouvement ascensionnel jusqu’à ce qu’il se trouve au-dessus d’un endroit où la descente puisse s’effectuer sans inconvénient. .

453. Parachutes. — On voit attaché aux flancs du ballon de la figure 440 une espèce de grand parapluie en étoffe résistante appelé parachute. De son contour partent des cordes qui s’attachent à la nacelle. Si, par suite d’un accident, il devient urgent de se séparer du ballon, on coupe les cordes qui le réunissent à la nacelle, celle-ci tombe alors avec une grande rapidité ; mais l’air qui s’engouflre sous le parachute le déploie et le mouvement se ralentit beaucoup (fig. 142).

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