‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 55 sur 200 · THERMOMÈTRE A MERCURE · texte numérisé non relu

THERMOMÈTRE A MERCURE

Le mercure est celui qui atteint le mieux le but proposé. Il supporte, en effet, avant de bouillir, plus de chaleur que la plupart des autres liquides ; il peut résister sans se congeler à des froids qui solidifient presque tous les liquides, à l’exception de certaines liqueurs spiritueuses, l’esprit de vin, l’éther, etc. Enfin il a l’avantage d’être plus sensible à l’action de la chaleur et d’offrir des dilatations parfaitement régulières.

160. Thermomètre à mercure. Sa construction. — Le thermomètre à mercure se compose d’un tube de verre capillaire à l’extrémité duquel a été soudé un réservoir cylindrique ou sphérique. Ce réservoir et une portion du tube contiennent du mercure. Une graduation placée sur le tube lui-même, ou sur une planchette contre laquelle il est fixé, sert à apprécier les dilatations du mercure.

Pour construire un thermomètre à mercure, on commence par choisir un tube capillaire bien calibré, c'est-à-dire ayant le même diamètre intérieur dans loutesalongueur. Onysoude un réservoir cylindrique ou sphérique R (fig. 132 et 153), à l’autre extrémité un second réservoir A un peu plus grand que le premier et qu’on remplit de mercure pur et distillé.

Quand le réservoir A a une large ouverture, comme dans la figure 1.53, rien n’est plus facile; mais lorsqu’il se termine par une pointe effilée, comme dans la figure 152, il faut plonger l’extrémité du tube dans un bain de mercure V (fig. 154) et chauffer ensuite l’ampoule avec une lampe à alcool. L’air intérieur se dilate et s’échappe en partie par bulles à travers le mercure. Si on retire la lampe à

alcool, l'air se coni racle en se refroidissant, laisse le vide audessous de lui, et la pression almospln^riquc qui s’exerce sur le bain de mercure fait monter le liquide dans le thermomètre et l’ampoule A se remplit. Lorsque cette première opération est faite, on remet alors l’instrument dans la position verticale ; mais le tube étant capillaire, l’air ne peut facilement s’échapper, et à mesure que le mercure descend dans le tube, la force élastique de l’air qui se trouve au-dessous augmente; elle peut devenir assez grande pour soutenir le liquide et lempècher de descendre. On incline alors de nouveau l’appareil comme le représente la figure lai; on chauffe le réservoir B et la tige avec la lampe à alcool ; une nouvelle quantité d’air s’échappe

et se trouve, lors du refroidissement, remplacée par une nouvelle “quantité de mercure. Il faut deux ou trois opérations de ce genre pour remplir le thermomètre. Pour chasser les dernières bulles, on place l’instrument sur une grille inclinée semblable à celle que nous avons employée dans la construction du baromètre; on fait bouillir le mercure dont la vapeur chasse l’air restant dans le tube, et, les vapeurs mercurielles SC condensant par le refroidissement, l’appareil se remplit entièrement de mercure.

. U faut maintenant régler la course du thermomètre, c’est-à-

Fig. 154.

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