‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 56 sur 200 · THERMOMÈTRE. SA CONSTRUCTION · texte numérisé non relu

THERMOMÈTRE. SA CONSTRUCTION

dire laisser da?is l’intérieur du tube une quantilé de mercure telle qu’aux plus basses températures pour lesquelles on veut employer l’instrument, le liquide ne rentre pas dans le réservoir, et qu’aux plus hautes il reste un peu au-dessous de l’extrémité de la lige. Pour cela, on comprend qu’il suffit de porter l’appareil à des températures un peu plus basses et un peu plus élevées que les températures extrêmes qu’il doit plus tard indiquer et s’assurer par tûtonnement que, dans ces conditions, le mercure ne rentre pas dans le réservoir et ne sort pas de la tige.

Lorsque la course du thermomètre est réglée, on le ferme à la lampe. On peut y laisser de l’air ou l’en purger. Il vaut cependant mieux l’en purger, non que cet air puisse s’opposer à la dilatation qui se fait avec une force irrésistible, mais de peur qu’en agitant le thermomètre, quelques petites bulles d’air ne s’introduisent dans la colonne et n’en interrompent la continuité. Pour chasser l’air, on cbauITe de nouveau le tube jusqu’à ce que le mercure arrive au sommet de la tige, et on en fond l’extrémité dans le dard du chalumeau.

170. Détermination des points fixes. Gradnation du thermomètre. — Pour que le thermomètre puisse servir à comparer les températures entre elles, il faut que cet instrument soit gradué et que sa graduation repose sur des phénomènes qui se produisent toujours à la même température. La fusion de la glace et l’ébullition de l’eau sont deux phénomènes qui satisfont à cette condition, et ce sont eux que les physiciens ont choisis pour servir à déterminer les points fixes du thermomètre.

On se procure de la glace pilée, on la laisse séjourner pendant quelque temps dans un appartement où la température soit douce, et lorsqu’une certaine quantité de cette glace s’est fondue, on met le reste dans un vase percé de trous (fig. l;).*i),et on enfonce au milieu le thermomètre à graduer, de manière que tout le mercure soit cquvert par la glace. On soulève de temps en temps l’instrument pour observer le niveau du mercure; quand ce niveau est devenu stationnaire, on marque sa position sur la tige, soit avec un pinceau, soit en faisant un trait au diamant. Ce sera le zéro de notre échelle.

Pour déterminer le second point fixe, il faut s’entourer de précautions spéciales. Il est, en efl’et (comme nous le verrons au

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