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DES GAZ ET DES VAPEURS

210. Lorsqu’on introduit (203) un liquide dans la chambre barométrique, il disparaît bientôt sous forme de vapeur. Celte

VAPEURS. — TENSION MAXÎMUM.

disparition du liquide n’est pas le seul phénomène observé, elle est accompagnée d’une dépression dansla colonne mercurielle du baromètre. Celle dépression ne peut s’expliquer qu’en admettant que les vapeurs exercent comme les gaz une force élastique sur les corps avec lesquels elles sont en contact.

Héron \ dans son Traité de pneumatique^ avait déjà signalé rexistence de cette force élastique. Il remarqua que si l’on chauffe de l’eau dans un vase (fig. 171) dont l’orifice est bouché

Fig. 171. Fig. 172.

par une sphère métallique, il arrive un moment où la vapeur s’échappe en soulevant la sphère*

L’expérience suivante, faite en 1615 par Salomon de Caus, prouve bien aussi la force élastique des vapeurs. Un vase A (fig. 172) est en partie rempli d eau au milieu de laquelle plonge un tube CB. Si l’on vient à chauffer le vase A, l’eau se vaporise, et, la vapeur s’accumulant dans la partie supérieure, sa force élastique fait monter le liquide dans le tube jusqu’en D.

211* lies TapeurB «ulvent^elles la loi de Mariotfef — Puisque les vapeurs sont douées comme les gaz d’une force élas-

1 Hërou d’Aletandrie vivait vers l’an 120 avant J.-C.

tique, il est nécessaire de rechercher si elles suivent la loi de Mariotte. 11 faut pour cela distinguer deux cas :

■ 1® Les vapeurs ne sont pas en contact avec un excès du liquide qui leur a donné naissance;

2® Les vapeurs sont en contact avec un excès de liquide.

Dans le premiei^cas,en soulevant ou en abaissant au milieu du mercure le tube barométrique dans lequel on a fait l’expérience, de manière à augmenter ou à diminuer le volume delà vapeur, on voit que la colonne de mercure soulevée varie et que la force élastique de la vapeur suit la loi de Mariotte. il est évident que cette force élastique est égale dans chaque cas à la différence des

colonnes de mercure soulevées dans le tube et dans un baromètre normal.

Dans le second cas, on introduit dans le tube barométrique une quantité de liquide à vaporiser suffisante pour qu’après la vaporisation il en reste encore une couche au sommet du mercure. Si l’on vient alors à soulever ou à abaisser le tube dans la cuvette profonde, on remarque, comme le représente la figure 173, que la colonne de mercure soulevée reste constante et ne quitte pas le niveau Y'Y ; ce qui prouve que, malgré la variation de volume, la vapeur a conservé une force élastique constante, et, par suite, n’obéit pasàla loi de Mariotte. Cette force élastique est désignée en physique sous le nom de tension maximum,

212. Vapeuri aatarantei. — Si, en même temps qu’on observe la colonne mercurielle soulevée dans le tube, au moment où on fait varier le volume réservé à la vapeur, on examine attentivement la petite couche d’eau qui surmontele mercure, on s’aper-

Fig. 173.

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