‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 86 sur 200 · CHALEUR LATENTE · texte numérisé non relu

CHALEUR LATENTE

251. Méihoile de» mélangées. — Pour délermincr la chaleur spécifique d’un corps, on peut employer la méthode des mélanges, dont nous allons exposer le principe.

On admet : 1 ® que la quantité de chaleur perdue par un corps en s’abaissant de 25°, par exemple, est égale à celle qu’il faudrait lui donner pour élever sa température de i"5® ; 2° que, lorsqu’on mélange deux corps de températures inégales, il s’établit, au bout d'un certain temps, une température uniforme et que la quantité de chaleur gagnée par le corps qui s’est échaulTé est égale à celle qu’a perdue le corps qui s’est refroidi.

Cela posé, supposons qu’on plonge un morceau de fer du poids de 60 grammes et chaufTé à 100" d^ns une masse d’eau dont le poids est de 1 12 grammes et la température tO”. ï.e fer échauffe Teau et la température finale du mélange est de 15®. On propose de calculer la chaleur spécifique du fer. Il est évident que si nous appelons x la chaleur spécifique du fer, { gramme de fer, pour se refroidir de t°, perd x calories; 60 grammes perdent soixante fois x, et pour se refroidir de 1 00 à 15®, c’est-à-dire de 8)®, il perd quatre-vingt-cinq fois plus, ou 5100 x. Cette chaleur perdue a été donnée à l’eau : or H 2 grammes d’eau, pour s’élever de t®, ont besoin de 1 12 calories, et pour s’élever de 10 à io® ou de 5®, de cinq fois 1 12 calories, c’est-à-dire .560 ; donc 5100 fois X étant égal à 5600, x sera égal à ou 0,1 .

TAIH.EVU des chaleurs SrÉCIFIQUES DE QUELQUES CORPS.

Eau 0 Acier...

Zinc 0,0955 Verre..,

Fer 0,M38 Mercure

Cuivre (i,''9ol Laiton..

Arg;ent 0,0575 Soufre..

Plomb 0,0314

252. Chaleur latente. — Nous avons vu plus haut que la chaleur lalenle de la glace était égale à 79,2, cela revient à dire que, pour fondre l’unilé de poids de glace, il faut lui donner 79,2 calories, c’est-à-dire autant de chaleur que pour élever la même unité de poids d’eau de 0® à 79®, 2.

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