‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 90 sur 200 · POÊLES · texte numérisé non relu

POÊLES

conseillé de n’employer que des clieminécsdontrorificeinrérieur est rétréci par trois cloisons obliques convergeant vers le foyer (fig. 187). Ces parois obliques ont de plus l’avantage de réfléchir vers l’appartement une partie de la chaleur qui sans elles n’y arriverait pas.

On ajoute aussi maintenant, et toujours, dans le but de pouvoir

Fiÿ. 187. Fig. 188.

augmenter le tirage, un tablier mobile en tôle qui permet de rétrécir à volonté l’orifice de la cheminée (fig. 188}.

4® Il faut que la ventilation soit suffisante dans l’appartement, c’est-à dire que celui-ci ne soit pas trop bien clos pour empêcher la rentrée de l’air extérieur.

K® Enfin il est bon de surmonter la cheminée d’un chapeau cylindrique percé à froid de trous nombreux dont les bavures, dirigées vers l’extérieur, empêchent le vent, quelle que soit sa direction, de s’engouffrer dans la cheminée et de refouler la fumée jusque dans l’intérieur de l’appartement.

257. Poêlen. — Les poêles, dont la construction est si variée et connue de tous, offrent des défauts et des qualités inverses de ceux que présentent les cheminées. Ils chauffent bien, sont économiques, mais ventilent mal.

Lespoêles chauffent non-seulement par la chaleur qu’ils rayonnent, mais aussi parcelle qu’ils cèdent par contact aux couches d’air qui les enveloppent et se renouvellent autour d’eux. Le tirage auquel ils donnent lieu n’est pas assez actif pour que la ventilation se fasse d’une manière convenable, et pour qu’une partie

des produits de la combustion ne reste pas dans rappartemenl.

208. PoêleH-ciilorifère». — Nous citerons encore les poôlescalorifères, dont la nature est très-variée, mais qui reviennent pour la plupart A un foyer central entouré d*une enveloppe, dans laquelle Pair extérieur se trouve appelé et s’échauffe pour se répandre ensuite dans l’appartement. L’air fourni par ces appareils est souvent trop chaud, et, comme la combustion n’exige qu’une quantité d’air relativement faible, la ventilation ne s’elîectue pas dans les meilleures conditions.

209, C'aiorifère» à air chaud. — Le foyer de CCS appareils de chauffage est toujours placé, soit dans les caves, soit dans les salles inférieures à celles qui doivent être chauffées. Tantôt l’air extérieur traverse des tuyaux métalliques portés à une haute température, s’y échaiitle et se répand de lA dans les appartements; tantôt cet air ne s’échauffe qu’au contact de tuyaux parcourus, à l’intérieur et en sens inverse, par l’air ayant déjà servi à la combustion.

Ces appareils présentent l’avantage d’une installation facile. Mais ce chauffage n’est pas exempt d’inconvénients au point de vue de la salubrité, t.’es inconvénients proviennent ; I® de la température élevée de l’air, qui, lorsque l’alimentation n’est pas régulière, passe souvent de 30® à 40® jusqu’à 00°, <s0® et même t00° près des bouches ; 2° du passage de l’air sur des surfaces métalliques fortement cliauffées, en présence desquelles la décomposition des matières organiques s’effectue et peut donner lieu à une odeur désagréable.

On remédie en partie à ces inconvénientsen joignant à ce mode de chauffage l’usage des cheminées ordinaires ou môme de simples cheminées d’évacuation.

Quanta la dépense, M. le général Morin, auquel nous empruntons une partie de ces données techniques, ne pense pas que l’économie soit aussi grande qu’on Ta souvent prétendu.

2C0. Ciilurifèrt>s à «’irciilation «l’eau eliau«le. — Ce mode de chauffage, pour lequel Bonnemain prit un brevet d’invention en 1777, repose sur le principe suivant : Soit une chaudière A (fig. 180) pleine d’eau froide, portant à sa partie supérieure un conduit BCDE qui, après s’ôtre élevé au-dessus d’elle, redescend et vient la rejoindre à sa partie inférieure E. Ce conduit est plein d’eau. Si l’on chauffe la chaudière A, l’eau deve-

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