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Détente de la vapeur. — La machine à vapeur a reçu

PHTSIOUB POrBÉ. 12

depuis Wall un perfectionnement important au point de vue économique. Au lieu de laisser entrer la vapeur dans le cylindre pendant toute la course du piston, on a imaginé de ne la laisser entrer que pendant une partie de cette course, la moitié, le quart ou moins encore. I.orsque la communication avec la chaudière est interrompue, la vapeur, en se détendant, fait achever au piston sa course : il est vrai que la force va sans cesse en décroissant, mais le calcul et Texpérience monirent qu’il y a cependant grand avantage à employer ce système. Nous ne décrirons pas les dispositions variées qu’on donne au tiroir pour produire la détente.

270. Machine sang condeneeur. — L’emploi d’un condenseur n’est indispensable qu’autant que l’on ne donne pas à la vapeur dans la chaudière une force élastique supérieure à une atmosphère. Mais lorsque la vapeur agit avec une pression notablement plus forte, il devient inutile: il suffit alors de mettre alternativement en communication avec l’air extérieur chacune des parties du cylindre ; la vapeur s’échappe au dehors et le piston se meut sous l’influence des différences de pression qu’il supporte sur ses deux faces.

'11\» Clnatificaiion de# machinea à vapenr. — Les machines à vapeur se divisent, au point de vue de la pression qu’elles emploient, en trois catégories :

1® Les machines à basse pression^ dans lesquelles la force élastique de la vapeur ne dépasse guère la pression atmosphérique ;

2® Les machines à moyenne pression qui marchent sous une pression ne dépassant pas quatre atmosphères ;

3° Enfin les machines à haute pression^ dans lesquelles la pression est supérieure à quatre atmosphères.

On distingue aussi :

1® Les machines sans détente et sans condenseur;

2® Les machines sans détente et à condenseur ;

3® Les machines à détente et sans condenseur;

4® Les machines à détente et à condenseur,

272. Chaudièreg à vapeur. — La production de la vapeur s’etfeclue dans des appareils appelés chaudières^ qui ont en général la forme d’un cylindre allongé. Depuis Watt, Woolf a no-

MACHINES A VAPEUR

(ablement perfectionné la forme des chaudières par l’emploi des bouilleurs.

La chaudière A (fig. 200 et 201 qui représenlenf, la première, une coupe longitudinale, la seconde, une coupe transversale)

Fig. 200.

communique par les tubulures C, C avec deux cylindres B, B, nommés bouilleurs, situés au-dessous d’elle et ayant à peu près la même longueur qu’ellq, mais un diamètre plus petit. I.e fourneau est construit de manière que la flamme soit forcée de venir successivement lécher les différentes parties de la surface de chauffe. Pour cela, une cloison horizontale D en maçonnerie, établie à la hauteur des bouilleurs, sépare le fourneau en deux étages: l’étage supérieur est lui-même divisé par deux cloisons verticales en trois parties 11, G, 11 ; les parties H, H sont appelées les carneaux. La flamme, en sortant du foyer E, se rend dans le conduit F, où elle échauffe les bouilleurs, passe ensuite dans l’étage supérieur, où elle traverse le conduit G en léchant la partie inférieure de la chaudière, et de là dans les carneaux H, H, en suivant les parties latérales de la chaudière. En sortant des carneaux, les produits de la combustion passent dans la cheminée L. Le tirage est réglé par un registre M.

Les dispositions des chaudières^ des fourneauxi la conduite du feu par le chauffeur, sont d’une importance capitale, au double point de vue de la quantité de vapeur produite et de la quantité

de combustible employé. Les industriels ne sauraient apporter une trop grande attention dans le choix et dans la surveillance de leurs chauffeurs; c’cït dans l’intention de stimuler et d’éclairer les efforts de ceux-ci que la Société industrielle d’Amiens a fondé un concours annuel pour les chauffeurs du département de la Somme. Tous les concurrents chauffent, pendant un môme temps et avec le même charbon, une même chaudière, et ceux qui arrivent aux meilleurs résultats reçoivent des récompenses. Il serait à désirer qu’une pareille institution se répandît dans toutes nos villes manufacturières.

lig. 201. 273. Sioiipape de RÛretè, — Pour

permettre à la vapeur de sortir, quand elle acquiert un excès de pression dans la chaudière, des soupapes de sûreté sont installées sur celle-ci. La figure 202

Fig. 202.

en représente la disposition. Sur la tète de la soupape A s’appuie un levier mobile autour de O, et à Pextrémilé B duquel se trouve un poids P, dont la valeur et la distance au point G sont réglées de manière que la soupape se soulève, lorsque la

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vapeur a atteint la pression qu’elle ne doit pas dépasser relativement à la résistance de la chaudière.

11 est important, pour la conduite du feu, que le chauffeur connaisse à chaque instant. la force élastique delà vapeur. Un manomètre installé sur la chaudière le renseigne à cet égard, 274. JPlf»ti«*ur. Sifflet iralurme. — On doit éviter de laisser le niveau de l’eau baisser par trop dans la chaudière. Parmi les systèmes employés pour avertir le chauffeur, nous citerons le suivant. Une boule A (fig. 203), servant de flotteur et reliée par.

Fig. 203.

une tige à un point de rotation B, flotte à la surface de l’eau. Elle est équlibrée par un contre-poids G. Ce flotteur suit l’eau dans ses variations de niveau. La tige du flotteur, tant que le niveau estsuffisamment élevé, pousse un bouchon conique ri contre un conduit b qui correspond avec l’extérieur. Dès que le niveau baisse trop, le bouchon a s’abaisse, la vapeur sort et, en s’échappant par l’ouverture annulaire rencontre le timbre d par sa tranche et produit un sifflement aigu qui avertit le chauffeur.

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