‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 94 sur 200 · Chaudières tubulaires. — On emploie beaucoup aussi · texte numérisé non relu

Chaudières tubulaires. — On emploie beaucoup aussi

maintenant, mOme pour les machines fixes, les chaudières tubulaires. Ces chaudières, qui donnent d’excellents résultats, sont telles que les produits de la combustion, avant de se rendre dans la cheminée, parcourent une série de tubes en cuivre qui sont immergés dans l’eau de la chaudière. On comprend que la sur- * face de chauffe se trouve ainsi très augmentée. Ce système est exclusivement employé dans les locomotives.

276. Bateaux à vapeur. — - C’est en 1695 que Papin émit ridée de faire mouvoir les bateaux au moyen de machines à vapeur; mais ce n’est qu’en 1807 que Fulton ^ construisit à New- York un bateau qu’on put employer avec succès à la navigation. Les machines employées ne diffèrent pas de celles que I on vient de décrire ; on les emploie à faire tourner un arbre qui porte deux roues à palettes ou une hélice. On emploie ordinairement des machines à double effet qui agissent sur le môme arbre.

La figure 20 i: représente un bateau à roues. L’une de ces roues est disposée sur le flanc droit du bateau, l’autre sur le flanc

gauche. Leurs aubes viennent tour à tour choquer l’eau et prennent ainsi un appui sur le liquide pour pousser le bateau en avant.

L’idée d’employer l’hélice comme agent propulseur appartient à deux Français, Du Quet et Panneton (1727). Ce fut l’ingénieur ' suédois Ericson qui le premier obtint des résultats satisfaisants (1830).

La forme des hélices est assez variable : elles se composent

( Fulton, célèbre mécanicien, né eu ITO” aux États-Unis, à Littlc-Brittain, en

Fcnsvlvanic, mort eu 18! 5.

MACHINES A VAPEUR

cependant toujours d’un axe horizontal parallèle à la quille du batiment, mis en mouvement par la vapeur et portant vers son extrémité libre, en dehors du bateau, desailesinclinéesà la manière des ailesd’un moulin (fig. 203). Lorsque l’axe tourne, les ailes tournent en même temps, s’appuient sur l’eau et poussentle bateau en avant.

L’hélice en tournant dans l’eau se comporte à peu près comme un tire-bouchon, qui ne progresse dans le liège que parce que la spirale qui le forme trouve appui dans la 0 ) 6 .

masse de liège.

Sauvage a proposé de substituer à l’hélice ordinaire une hélice formée de deux segments hélicoïdaux, formant chacun une demi-révolution autour de l’axe et inclinés d’un angle moyen de 43® environ. MM. Smith et Hennie ont appliqué le système Sauvage au navire V Archimède (fig. 206).

Fig. 206.

. Sur le N'fpoJéotiy avec lequel on a obtenu la vitesse de 18*', 56 à l’heure sans se servir de voiles et de 25 kilomètres en se ser-

vant en môme temps des voiles, l’hélice (fig. 207) est formée de trois ailes inclinées sur l’axe et formant chacune moins d’un quart de révolution.

277. ■jocomotiTei. — On appelle locomotives les machines à vapeur qui entraînent à leur suite sur les rails des chemins

Fig. 207.

fer une tile de voitures appelées wagons. Les locomotives sont des machines à haute pression. La chaudière B (fig. 208) forme la majeure partie de la machine ; elle est tubulaire. Une déchirure faite sur la figure dans le corps de la chaudière laisse voir les tubes qui conduisent les produits de la combustion dans la cheminée. De chaque côté de la machine, un cylindre A contient un piston mû par la vapeur; un tiroir met les deux parties du cylindre alternativement en communication avec la cheminée par laquelle s’échappe la vapeur. La tige du piston transmet son mouvement par une bielle, ou tout autre système, aux roues de la machine. La manivelle que le mécanicien tient à la main sert à régler l’entrée de la vapeur proportionnellement à la vitesse qu’il veut obtenir. Les deux tubes placés, au bas de la machine, audessous du foyer, amènent du tender^ow voilure située derrière la

Digillzeü by^oogle

MACHINES A VAPEUR. 213

locomotive, Peau que des pompes mises en mouvement par la machine injecteu danst la chaudière*

par un appareil spécial que nous ne décrirons pas et qui esl connu sous le nom ùHnjecteur, Cel appareil a été inventé par M. Giffard.

278. € lie-?al-irapeur. — On évalue ordinairement la force d’une machine à l’aide d’une unité appelée cheval-vapeur. On appelle cheval vapeur le travail nécessaire pour élever 75 kilogrammes, en une seconde, à un mètre de hauteur.

On dit souvent qu’une machine est de la force de tO, 20, 30 chevaux, pour dire qu’elle produit un travail équivalent à iO, 20, 30 chevaux-vapeur.

Page 1