PILE GLAMOND
La pile de M. Clamond est formée avec un alliage de zinc et d'antimoine A, déjà employé auparavant par M. Marcus, et des lames de fer F pour armatures {Jlg. ii8). Les barreaux sont assemblés en couronnes comme le montre la figure ; ces couronnes, com-
posées de dix couples chacune, sont superposées et séparées entre elles par des rondelles en amiante. Le tout {/ig- 1 19) forme un cjlindre, à l'intérieur duquel se trouvent toutes les soudures impaires, à l'extérieur les soudures paires. L'intérieur est luté avec de l'amiante et chauffé au moyen d'un tuyau en terre réfraciaire percé de trous. Les couronnes peuvent être réunies en tension ou en surface.
Le type de 120 éléments est d'une force électromotrice d^ 8 volts et d'une résistance de 3°**"% 2 ; un modèle de 60 éléments, plus gros, n'a qu'une résistance de o°*"",65 pour une force électromotrice de 3^'*'% 6. La dépense qui est d'environ 200*'* de g^^ par heure suffit à empêcher l'appareil de devenir industriel.
Ce qui caractérise ces piles thermo-électriques, c'est la soin^
TBERMO-ÉLECTRICITÉ. IqS
énorme de chaleur qu'elles absorbent pour la produclioa d'une énergie éleclnque minime, et qui fait de ces appareils des transformateurs d'énergie thermique en énergie éleclrique fort imparfaits.
Si Ton définit le rendement de ces piles par le rapport entre la
Fig. 119.
quantité de chaleur dépensée et l'énergie électrique rendue 4isponible, ce rapport reste inférieur à -j—.
Ce mauvais rendement tient en particulier à la trop grande conductibilité thermique des couples qui fait que la chaleur se répand trop facilement de la soudure chaude à la soudure froide ; toute la chaleur utilisée à échauffer ainsi la pile entière est dépensée en pure perte, ainsi que -:
celle qui s'échappe par re- y froidissement des soudures froides. On n'arrivera donc ' ^- :.^.;:j. - ^"
à perfectionner ces sources
d'électricité qu'en imaginant des procédés qui, tout en augmentant la conductibilité électrique, diminueront la conductibilité thermique,; les soudures pourront ainsi être maintenues à des températures plus différentes, et l'on pourra en même temps diminuer le flux de chaleur perdue qui sans cesse s'écoule des soudures cha\ides aux soudures froides et de là dans l'air.