‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 129 sur 308 · ACTIONS SECONDAIRES PRODUITES DANS L'ÉLECTROLTSE · texte numérisé non relu

ACTIONS SECONDAIRES PRODUITES DANS L'ÉLECTROLTSE

La loi générale que nous avons donnée paraît cependant souvent en défaut.

Exemple : décomposons dans un tube en U {fig- 124) «ne so-

Fig. i2'4.

lution de sulfate de potasse; nous n'obsencrons pas de potassium à l'électrode négative, mais bien un dégagement d'hydrogène. En même temps, la liqueur devient alcaline dans cette branche du tube.

Cela tient à ce que le potassium mis en liberté dans Télectrolyse décompose Teau en donnant de l'hydrogène qui se dégage et de la potasse qui se dissout en donnant à la solution une réaction basique.

On peut constater cette présence de la base, soit avec un réactif spécial, soit en prenant comme électrolyte un sel dont la base,

^^ ^^^ ^ insoluble, puisse se précipiter; avec un sel

"^-v - --- -=--,^.^^^^ d'alumine, par exemple, on voit cette dernière se précipiter au bas du tube qui contient l'électrode négative.

ÉLEGTROLTSB. 20I

Électroljsons maintenant du sulfate de cuivre à l'aide d'électrodes de cuiçre. Nous allons observer des phénomènes différents. L'électrode positive diminue de poids à mesure que l'expérience se prolonge, elle semble se dissoudre dans l'électrol^'te; au contraire, l'électrode négative augmente de poids, se recouvre de cuivre métallique et, avec des surfaces d'électrodes suffisantes, la concentration de la liqueur ne change pas.

On expliquera immédiatement ce phénomène si Ton réfléchit à ce fait que l'électrode positive est oxydable. Au passage du courant, l'électrolyte CuOSO' se décompose en Cu qui se porte sur l'électrode négative et v forme un dépôt métallique, et en O SO' (jui reste autour de l'électrode positive; mais celle-ci, étant en cuivre, est oxydable. Ce métal se combine avec l'équivalent d'oxyjçène de O SO' pour reformer CuO SO'. Ce sel, une fois reformé, se dissout et maintient constante la concentration de la liqueur. Tout semblera donc se passer comme si le courant avait simplement pris du cuivre à l'électrode positive, pour le transporter sur l'électrode négative. C'est le principe de la galvanoplastie, de la dorure, etc.

Il y a une grande quantité d'autres actions secondaires : toutes s'expliquent aussi aisément que les deux précédentes, quand on lient compte de la nature des ions et des réactions chimiques qu'ils peuvent produire en réagissant ou bien sur l'électrolyte, ou bien sur les électrodes. Nous nous bornerons à en citer quelques-unes.

Il peut arriver que l'électrode négative absorbe l'hydrogène : c'est le cas d'une électrode de palladium. Le radical éleclronégatîf peut se décomposer : SO^ donne SO^, qui se dissout, et O qui se ilégage. Il peut se faire que les ions réagissent sur l'électrolyte : c'est ce qui se passe dans l'électrolyse d'un sel de potasse ; c'est aussi ce qui arrive dans l'électrolyse d'^un sel de protoxyde de fer qui jaunit autour de l'électrode positive, où l'oxygène produit le suroxyde. On expliquera de même la formation d'ammoniaque au pôle négatif dans l'électrolyse de l'acide azotique, et le dégagement d'acide carbonique et même de carbures d'hydrogène dans l'électrolyse des sels d'acides organiques.

^02 ÉLKCTRIGITfi DYNAMIQUE.

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