‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 192 sur 308 · LOIS ËLËHENTÂIRES · texte numérisé non relu

LOIS ËLËHENTÂIRES

I** Action des courants parallèles. — On observe facilement avec cet appareil l'attraction ou la répulsion qui s'exercent entre deux courants parallèles, selon qu'ils sont de même sens ou de sens contraires : il suffit pour cela de présenter verticalement un des

3l2 ÉLKCTRICITÉ DYNAMIQUE.

côtés du cadre multiplicateur à Tune des portions verticales du conducteur mobile H ; on arrive ainsi à établir, par l'expérieDce, les deux lois suivantes :

a. Deux courants parallèles et de même seks s'attirekt. — L'expression et le sens de cette force peuvent se déduire de la

formule d'Ampère : il suffit de faire e = o, )v = V= -; on a

ds ds'.

b. Deux courants parallèles et de sens contraires se repoussent. — La même formule montre, en effet, que puisqu'il faut, dans ce cas, faire e = ?:, on retrouve pour /la même valeur, mais changée de signe.

2** Action des courants croisés. — Si l'on présente le multiplicateur au-dessus de la branche horizontale supérieure du circuit mobile H, de façon que les deux courants soient horizontaux et croisés, l'équipage mobile se met à tourner et se fixe dans une position telle que les deux courants voisins soient parallèles. Donc les courants croisés tendent à deienir parallèles et de même sens.

S'* Action d'un courant sinueux. — Une conséquence, qiw l'on peut prévoir, se vérifie en remplaçant le cadre M par le circuit S (Jig' 194) formé d'une portion rectiligne par laquelle arrive le cou-

JMAMMM

Fig. lo'*.

rant, et d'une portion sinueuse de même projection par laquelle il revient à la pile : la formule de l'attraction ayant été calculée par les projections sur un axe, il en résulte que deux courants, ayant mêmes projections sur un même axe, auront mêmes actions, et si, comme c'est le cas de la figure, Tun est dans un sens, l'autre en sens contraire, leurs actions sur un courant mobile se détruisent. Ainsi un courant sinueux agit \comme un courant rectiligne très voisin.

ÉLBCTROMAGNÉTISME. 3 1 3

4" Action d'un courant sur lui-môme. -— Si deu^ portions d'un même courant sont parallèles, elles doivent s'attirer; si elles sont, au contraire, dans le prolongement Tune de l'autre, elles se repousseront; si l'on fait dans la formule d'Ampère e = ).=)/= o, on trouve, en effet, après réduction,

il y a donc répulsion.

Ces deux cas particuliers peuvent se vérifier à l'aide de deux appareils accessoires. On soutient à une potence métallique une spirale de cuivre terminée, à sa partie inférieure, par une pointe qui touche la surface du mercure contenu dans un godet conducteur; le courant amené par la potence traverse les spires successives qui sont parallèles et parcourues, par conséquent, par des courants parallèles, et sort par le mercure. L'attraction qui se produit entre ces spires parallèles raccourcit la spirale, le contact cesse et une étincelle de rupture jaillit entre la pointe et le mercure. L'appareil oscillera pendant toute la durée du passage du courant.

Dans une cuve en bois verni, à deux compartiments, on met du mercure, et sur ce mercure un petit flotteur F {Jig- iQ-^), formé

par deux branches horizontales réunies par un pont circulaire qui lait communiquer l'un des compartiments avec l'autre; ce fil est nu et ses extrémités sont légèrement recourbées vers le haut. Ce petit flotteur est repoussé vers l'autre extrémité de la cuve dès que la pile communique avec les bornes B et B'. Celte expérience, due à Ampère, est sujette à critique; elle peut s'expliquer par l'action des courants sur le pont sans qu'il soit besoin de faire intervenir les portions successives horizontales qui traversent le mercure et le fil.

ÉLECTRICITÉ DYNAHIQUK.

Kig. 197

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