VÉRIFICATIONS EXPÉRIMENTALES
Des expériences très nombreuses, dues pour la plupart à Ampère et à Faraday, permettent de vérifier les conséquences aux-
^^lO ÉLECTIICITÉ DV.XAlIQCe.
quelles on arrive en étudiant les diverses formules que nous avons établies.
Ce qui fait l'importance de ces expériences, c'est qu'en réalité elles ont été, non la vérification, mais le point de départ de la découverte des lois de rÉIectrodynamique et de rÉIectromagnétisnie.
La marche que nous avons suivie n'est pas celle d'Ampère, qui a procédé d'une façon inverse; c'est, en effet, des expériences que nous allons décrire qu'il a déduit les lois que nous avons établies dès le début de celte étude.
La marche que nous avons suivie, en prenant comme point de départ la conception, toute théorique, des feuillets magnétiques, est plus simple au point de vue de l'enseignement; mais il ne faut pas oublier que ceile partie de la Science est un résultat uniquement dû à l'expérience et repose par conséquent sur des faits incontestables.
On donnait le nom de Table d Ampère à l'appareil destiné à /•ludier les actions réciproques des courants; il comportait des
Fis.
dispositifs très variés et très nombreux permettant de faire agir
ËLKCTROMAGMËTISMB. 3 1 I
de diverses manières des courants fixes sur des courants mobiles. Nous décrirons la forme extrêmement commode que lui a donnée M. Ducretet sur les indications de Bertin, et dans laquelle, en faisant tourner les courants mobiles autour d'une seule pointe, on évite un des inconvénients les plus graves des dispositifs d'AmpèreÇ//^-. 192).
Voici comment sont construits ces courants mobiles :
Un disque en ébonite est traversé en son centre par une pointe d'acier et entouré d'un anneau de cuivre; le circuit, de forme variée, fait d'un fil d*aluminium très léger, est soudé par ses deux extrémités à cette pointe et à cet anneau.
L'anneau est relié par trois tiges métalliques à un anneau inférieur, plus grand, également en cuivre, qui a un double but : il équilibre l'équipage mobile et sert de conducteur au courant.
La pointe en acier plonge dans un godet à mercure, porté par une colonne conductrice t, qui communique avec l'un des pôles d'une pile; l'autre pôle communique, par l'intermédiaire d'une lige de cuivre c, avec de l'eau acidulée contenue dans une cuve de cuivre rouge V : le courant entre donc dans l'eau, passe à la lame
circulaire mobile A, eacne l'extrémité G
, . . 1 -1 U . 1 Fig- »93-
du circuit mobile H, et revient par la
Tt
pointe et la colonne t au pôle négatif de la pile. On peut remplacer le circuit rectangulaire H par des circuits de diverses formes {Jig* iqS), circuits circulaires, solénoïdes, etc. : un commutateur placé à gauche, en G, permet de renverser le sens du courant.
Quant au circuit fixe, il est formé par la portion verticale d'un cadre M multiplicateur, que Ton tient à la main et qui est parcouru par le même courant que le circuit mobile II.