‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 218 sur 308 · APPLICATIONS DE L INDUCTION · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DE L INDUCTION

en posant

airL

L étant le coefficient de self-induclion et R la résistance totale du circuit fermé.

L'angle ç se nomme V angle de calage des balais; voici pourquoi.

Il est avantageux que l'interversion des pôles ait lieu au moment même où le courant change de signe, c'est-à-dire au moment où l'intensité est nulle. La formule qui donne la valeur de I montre qu'il faut pour cela que le plan de commutation, c'està-dire le plan qui passe par les points de contact des balais et des deux demi-cylindres fasse avec le plan de symétrie yyt un angle cp déterminé par la relation

27rL

Fig. 229.

tangcp =

RT

Imaginons maintenant un système plus complexe {Jig' 229) formé de quatre spires identiques reliées en série par l'intermédiaire des lames d'un collecteur cylindrique à quatre secteurs, tracé en noir au milieu de la figure. Au temps t, la force électromotrice induite dans le système AB sera

e, = -^-FSsin27r-;

en CD l'angle est augmenté de - • Ce sinus doit donc être remplacé par le cosinus, et nous aurons

^1= Y FScos2ir^.

Les deux circuits étant réunis en série, leurs forces électromotrices s'ajoutent, et nous aurons pour expression de la force électromotrice totale e

e = ei -h «a,

Sin21C =, •+■ C0S21C

La courbe représentative se composera donc de quatre portions identiques (/î^. 280), correspondant chacune au quart de la ré

Fig. 23o.

Fig. 23f.

volution entière; la courbe ne rencontre pas Taxe des abscisses et l'amplitude des variations de la force électromotrice est bien moins grande que dans le premier cas.

En multipliant le nombre des circuits élémentaires et en les

faisant communiquer entre eux, en série, par l'intermédiaire des lames d'un collecteur multiple en nombre égal à celui des circuits {fig> ^3i), on aura \ anneau Gramme, dont le fonctionnement théorique est le même que celui dont nous venons de parler dans le cas de quatre circuits. Quand l'ensemble des circuits tourne, tous les circuits qui se trouvent à droite du plan d'interversion sont parcourus par des courants de même sens dont les forces électromotrices s'ajoutent.

La courbe représentative est alors une somme de portions con-

Fig. 232.

vexes très rapprochées, en nombre égal à celui des aimants (/î^. 282), les variations de l'abscisse sont très faibles, et le cou-

àppucations de l induction.

rant est très près d'être uniforme; il le sera d'autant plus que le nombre des circuits élémentaires sera plus grand.

On enroule les spires AB, CD, . . . sur un tore de fer doux pour augmenter les effets de Tinduction ; mais il faut éviter de former ce tore d'une masse de fer doux massif, dont la résistance électrique serait très faible et qui s'échaufferait sous l'influence

Fig. 233.

des courants de Foucault dont il serait le siège : on fait généralement ce tore en fils de fer doux.

La machine Gramme, dans le modèle que l'on construit aujourd'hui et que l'on a appelé type supérieur {fig* 233), est la réalisation exacte de la théorie que nous venons de donner : l'électroaimant est en fer à cheval, et ses pièces polaires, placées en regard l'une de l'autre, laissent entre elles un intervalle cylindrique destiné au logement de l'anneau. On voit à gauche de la figure le collecteur et les balais.

Nous ne donnerons pas de plus longs détails sur la machine

Gramme, el nous ne décrirons pas les nombreux types de machines dynamos aujourd'hui en usage : nous sortirions des limites imposées à ce livre par sa nature même; mais nous ne pouvons passer sous silence le procédé expérimental d'étude des machines électriques dû à M. Marcel Deprez, et qui rend, dans la pratique, de si grands services, c'est-à-dire le tracé des caractéristiques des machines d'induction.

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