PONT A CORDE
1° Méthode simple. — L'appareil est formé essentiellement d'un fil/ de i"' de longueur et de i"", 5 de diamètre, tendu au-dessus d'une tablette parallèlement à une règle divisée R {fig- 266); ses extrémités sont soudées à de larges bandes de cuivre qui sont recourbées à angle droit aux deux extrémités de la
Fi g. 266.
tablette et s'étendent ensuite parallèlement au fil; cette bande est coupée en quatre endroits, et sur les bords de ces tronçons ainsi qu'en leurs milieux se trouvent des bornes d'attache.
Sur le fil est mobile un curseur GU muni d'un bouton d qui permet de presser sur un contact à ressort.
La pile étant attachée en a et è, le galvanomètre en c et rf, on peut faire usage de l'appareil comme d'un pont ordinaire; les résistances a' et b' sont représentées par les longueurs a et 6 du fil, la résistance a est formée par un rhéostat C et la résistance à mesurer est placée en B.
La résistance b étant donnée par l'équation
MESURES. 4l3
il suffit de connaître le rapport des résistances V et d et non leur valeur absolue ; si le fil était rigoureusement cylindrique et homogène, ce rapport serait identique à celui des longueurs a et 6 de fil comptées depuis <i jusqu'aux extrémités.
2^ Méthode de précision. — Cet appareil, construit avec le plus grand soin par M. Carpenlier, a servi à la comparaison des étalons de résistance par une méthode différente de la méthode simple que nous venons de décrire.
Quatre résistances presque égales sont placées en a, a', 6, b' {Jig. 267) sur les quatre coupures d'un pont à corde; la pile est
Fiitf. Q67.
cTîa
rr? c CT?
attachée en AB, le galvanomètre en CD. Soit x la position du point D sur le fil de longueur /, et appelons m la résistance de Tunité de longueur de ce fil; s'il y a équilibre, on a
On remplace alors a' par la résistance a\ qu*on veut lui comparer; cette deuxième expérience conduit à une nouvelle position d'équilibre Xi et à une seconde équation
nixi
d'où l'on déduit
b b'-hm(l — Xi)
a __ {a'— a\)— m(x\ — x) b nt{xi — x)
En substituant a à 6, et réciproquement, on a une nouvelle équation
4l4 tiLECTRICITÉ DYNAMIQUE.
et, en multipliant membre à membre,
Cette méthode ne suppose que la connaissance exacte des longueurs de fil du pont. Dans les appareils construits pour le Bureau international des Poids et Mesures et pour le Bureau d'étalonnage du Ministère des Postes et Télégraphes, et dont nous empruntons la description au travail de M. R. Benoît sur la construction des étalons prototypes, les branches a y è, b' sont formées de bobines en gros fil de maillechort d'une résistance de i ohm légal environ.
Le contact mobile est formé par un petit couteau de platine {Jig* 268) fixé à l'extrémité d'un levier attaché lui-même au-des-
Fig. 268.
sous d'un chariot à glissière qui se déplace le long de la règle divisée. En appuyant sur un bouton d'ébonite M, on fait basculer le levier, et le couteau vient embrasser le fil par une petite encoche ronde pratiquée sur son tranchant; une pièce d'ivoire qui accompagne le contact sert d'appui au fil; la pression est réglée par un ressort et indépendante de l'observateur.
Quand on approche de la position d'équilibre, on fixe le chariot sur la règle de laiton au moyen d'une mâchoire serrée par un bouton à vis; on agit alors sur une vis micrométrique qui permet d'achever exactement l'ajustement ; un vernier au -^ de millimètre donne la position du contact.