ÉLECTRODES SANS POLARISATION
En 1870, Paalzow indiqua ce fait qu'une électrode de zinc amalgamé n'éprouve, dans une solution d'un sel de zinc, aucune pola-
rîsation sensible. De là résulta un dispositif d'électrodes sans polarisation.
Une semblable électrode consiste en un flacon E à trois tubulures {Jig* 273) rempli d'une solution concentrée de sulfate de zinc.
Dans Tune des tubulures plonge un bâton de zinc amalgamé Z; dans la deuxième, une baguette de verre; dans la troisième, un siphon S terminé par une portion capillaire recourbée.
Pour amener le courant à l'extrémité d'une colonne liquide, on plongera cette extrémité dans une auge A remplie du même liquide. Un vase poreux P plonge également dans cette auge : il est rempli de sulfate de zinc en solution concentrée et reçoit l'extrémité S du siphon d'une électrode impolarisable de Paalzow, E, dont le zinc Z sera relié à l'un des pôles d'une pile.
La propriété signalée par Paalzow pour le zinc amalgamé a été étendue par M. Lippmann qui a énoncé le principe général qu'w/i métal quelconque ne se polarise pas dans une solution dun de ses sels; on pourra donc, par exemple, intercaler dans un circuit une résistance liquide, sans avoir à redouter la force électromotrice de polarisation, une colonne de sulfate de cuivre dissous, par exemple, pourvu qu'on ait soin d'amener le courant par des électrodes en cuivre : c'est le principe d'un appareil ingénieux, le rhéostat à liquide, imaginé par MM. Bouty et Foussereau.