MÉTHODE DE H. LIPPMANN
Cela posé, voici le principe de la méthode imaginée, en 1876, par M. Lippmann.
Le liquide dont on veut étudier la résistance est contenu {Jig- 2^4) dans un large tube cylindrique AB et le courant lui est amené d'une pile P par deux électrodes de platine A et B.
Fig. 274.
Quelle que soit la polarisation de ces électrodes, les surfaces équipotentielles dans l'intérieur de AB sont des plans parallèles aux bases A et B. Donc il suffira de prendre le potentiel en deux points a et 6 de la surface latérale : on sera sûr qu'il sera le même dans toute ]a section passant par ces points.
Plaçons en a et 6 les extrémités de deux fils de platine communiquant aux deux bornes d'un électromètre ; le cii^ cuit entre ces fils m ei n n'étant jamais fermé, ils n'éprouveront, en a et 6, aucune polarisation et la différence de leurs potentiels sera proportionnelle à la 'résistance liquide x comprise entre a et b. On aura donc, en appelant i l'intensité du courant,
e =xi;
d'autre part, le circuit de la pile contient une résistance connue CD. Soit Rsa valeur; prenons la dilférenro de potentiels e' à ses deux extrémités, à l'aide de l'électromètre. Nous avons
(a) e'=Rt\
d'où nous tirons, en divisant (i) et (2) membre à membre,
Dans la pratique, M. Lippmann supprime les fils de platine a
Fig. 275.
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el 0 et les remplace {^g- 2^5 ) par deux trous capillaires a, b>
qui communiquent avec deux tubulures a, p, remplies du même liquide. En plaçant dans ces tubulures les tubes de deux électrodes sans polarisation, on peut prendre les potentiels en a et 6, sans craindre une polarisation qui pourrait se produire si, par hasard, le fil m se trouvait réuni au fil n.