‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 263 sur 308 · MÉTHODE DE H. LIPPMANN · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE H. LIPPMANN

Cela posé, voici le principe de la méthode imaginée, en 1876, par M. Lippmann.

Le liquide dont on veut étudier la résistance est contenu {Jig- 2^4) dans un large tube cylindrique AB et le courant lui est amené d'une pile P par deux électrodes de platine A et B.

Fig. 274.

Quelle que soit la polarisation de ces électrodes, les surfaces équipotentielles dans l'intérieur de AB sont des plans parallèles aux bases A et B. Donc il suffira de prendre le potentiel en deux points a et 6 de la surface latérale : on sera sûr qu'il sera le même dans toute ]a section passant par ces points.

Plaçons en a et 6 les extrémités de deux fils de platine communiquant aux deux bornes d'un électromètre ; le cii^ cuit entre ces fils m ei n n'étant jamais fermé, ils n'éprouveront, en a et 6, aucune polarisation et la différence de leurs potentiels sera proportionnelle à la 'résistance liquide x comprise entre a et b. On aura donc, en appelant i l'intensité du courant,

e =xi;

d'autre part, le circuit de la pile contient une résistance connue CD. Soit Rsa valeur; prenons la dilférenro de potentiels e' à ses deux extrémités, à l'aide de l'électromètre. Nous avons

(a) e'=Rt\

d'où nous tirons, en divisant (i) et (2) membre à membre,

Dans la pratique, M. Lippmann supprime les fils de platine a

Fig. 275.

. ev

el 0 et les remplace {^g- 2^5 ) par deux trous capillaires a, b>

qui communiquent avec deux tubulures a, p, remplies du même liquide. En plaçant dans ces tubulures les tubes de deux électrodes sans polarisation, on peut prendre les potentiels en a et 6, sans craindre une polarisation qui pourrait se produire si, par hasard, le fil m se trouvait réuni au fil n.

Page 1