ËLEGTROMËTRE APÉRIODIQUE DE MM. J. ET P. CURIE
Les électromètres peuvent servir à mesurer rf«>^c^e/wen^ les différences de potentiels et, par conséquent, les forces électromo- Irices. L'électromètre absolu sera rejeté à cause de son peu de sensibilité; mais les électromètres comme celui de Hankel ou l'électromètre à quadrants de Sir William Thomson se prêtent très bien à des mesures de précision.
MM. J. et P. Curie ont très heureusement modifié et simplifié Félectromètre à quadrants en le rendant apériodique. A cet effet^ les quadrants, au lieu d'être simplement conducteurs, sont des plaques d'acier aimanté; il y en a huit, formant deux plans parallèles. Ce dispositif rappelle la forme de boîte donnée à Pappareil par Sir W. Thomson, mais permet de faire varier l'écartement des faces extérieures des quadrants el de modifier par ce moyen la sensibilité de l'appareil.
De plus, quand l'aiguille d'aluminium a été déviée de sa position d'équilibre et qu^elle tend à y revenir sous l'influence de la
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torsion du fil de suspension, il se développe, grâce au champ magnétique créé par les quadrants et dans lequel elle se meut, des courants induits de Foucault , qui tendent à s'opposer au mouvement qui les a fait naître et, par suite, ramènent l'aiguille à sa position d'équilibre après une ou, au plus, deux oscillations.
Cet appareil donne, sur une échelle transparente placée à i" en avant du miroir, 1 20 divisions pour une force électromotrice de I volt.